ACCUSATIONS SUR LES LICENCES DE PECHE: M. Omar Guèye rassure les acteurs


Le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime, M. Oumar Guèye, a présidé hier la cérémonie d’ouverture de la Journée du chargeur à la 27ème FIDAK. Ainsi, ils’est réjoui de l’importance de cette journée organisée par le Conseil Sénégalais des Chargeurs (Cosec) et a remercié tous les acteurs qui sont intervenus pour faire en sorte que le défi de l’anarcarde soit relevé. Il a tout de même eu à revenir sur la fausse information qui relatait le manque de transparence sur les licences de pêche. Il a rassuré les acteurs et a démontré comment ces licences sont distribuées.

« La journée d’aujourd’hui est très intéressante et s’inscrit dans une tradition depuis quelques années. Le thème qui est à l’ordre du jour qui est l’anarcarde était un défi à relever. Lorsque cette affaire a commencé, beaucoup de gens doutaient de la performance de faire transporter l’anarcarde par voie maritime. Et bien ce défi a été relevé parce que de quelques cinquantaines de tonnes, nous sommes arrivés à quelques 21 000 tonnes avec plus de 20 milliards de F CFA. C’est une performance qu’il faudrait saluer et encourager le Cosec. Mais cette performance a été possible grâce à des décisions importantes historiques dont le dragage du fleuve Casamance décidé par le Président Macky Sall. Avant, nous avions des profondeurs de l’ordre de 3.2m par endroit, maintenant c’est entre 7.5 et 8m permettant à de gros bateaux de pouvoir se déplacer de Dakar à Ziguinchor accosté par l’anarcarde et le transporteur. C’est une performance à saluer et nous remercions tous les acteurs qui sont intervenus pour faire en sorte que cette possibilité soit exploitée avec des résultats positifs », a laissé entendre le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime qui a tout de même invité le secteur privé à investir dans la transformation de l’anarcarde pour y ajouter de la valeur avant l’exportation. Grâce à la décision éclairée du Président Macky Sall, le Sénégal dispose d’une nouvelle drague et pourra intervenir dans la menace de nos cours d’eaux. Cette drague qui sera réceptionnée dans les jours à venir se trouve à Kaolack dans le cadre d’un programme avec la Corée du Sud. Elle permettra de continuer le travail de dragage du port de Kaolack entre la Ville et Foundiougne mais aussi entre Ziguinchor et Kolda et dans les autres cours d’eaux pour permettre une navigabilité beaucoup plus performante avec une tyran d’eau apte à faire passer des pirogues, des navires de grande importance en fonction de leur taille. Sur la fausse information qui a été donnée sur les licences de pêche, le ministre y est revenu et a apporté des éclaircissements sur la manière dont ces licences sont gérées, « Nous gérons les licences de pêche de la manière la plus transparente possible », a soutenu le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime avant d’ajouter : « Vous savez la gouvernance du Président Macky Sall est sobre et vertueuse. L’octroi de licences de pêche par des commissions dans lesquelles plusieurs ministères siègent et ces commissions font des propositions au ministre pour approuver l’octroi aux licences. Nous avons une coopération à travers des pays de la sous-région. La Mauritanie ou la Gambie par exemple nous octroient des licences de pêche et ces pays quelquefois nous demandent aussi de les octroyer quelques licences de pêche. Je donne un exemple pour la Gambie ; nous avons 250 licences de pêche avec le pays dont 47 pour des navires industriels qui pêchent dans les eaux territoriales gambiennes. Ce pays nous a demandé par réciprocité ce qui est prévu dans ce que nous avons signé avec le pays d’autoriser deux bateaux de nationalité gambienne de pêcher dans nos eaux sous juridiction sénégalaise pour trois mois au moment ou nous avons 400 navires industriels sénégalais qui peuvent pêcher dans les eaux gambiennes. Alors est-ce-que ça ne serait pas logique de les refuser deux bateaux pour seulement trois mois. Et c’est écrit dans le protocole que nous avons signé avec le pays. Cette chose là est faite de la manière la plus transparente et la plus légale possible, Et je peux vous garantir qu’au niveau de ce ministère tout se fait de manière légale. Le nom des bateaux importe peu dans la mesure où un Sénégalais peut avoir un bateau et lui donner un nom d’une consonance étrangère. Il y en a même des gens qui disent des bateaux chinois ; j’ai dit attention, nous n’avons aucun problème avec la République populaire de la Chine qui participe à l’essor économique de notre pays à travers la construction des chantiers comme Ila Touba et tant d’autres projets. Le problème ne se situe pas là. Ces bateaux dont on parle sont de nationalité gambienne ou de nationalité sénégalaise, Donc du point de vue de la loi ce ne sont pas de bateaux étrangères et je rappelle le seul accord que nous avons sur le plan international c’est avec l’Union Européenne sur 14000 mille tonnes de thon et 2000 tonnes de merlus et c’set l’un des meilleurs accords de la sous-région car nous connaissons ce qui se passe dans d’autres pays. Pour dire simplement que la présentation de la ressource au niveau halieutique est une préoccupation de tous les jours du président Macky Sall et nous sommes chargés de mettre en œuvre sa politique et c’est la raison pour laquelle le secteur de la pêche constitue le premier secteur d’exportation au Sénégal depuis 3 à 4 ans. Le secteur se porte très bien qui contribue à l’économie sénégalaise à notre nutrition et un secteur pourvoyeur de travail avec plus de 6000 employés », a éclairé l’infatigable Oumar Guèye qui depuis son accession au poste de ministre de la Pêche n’a pas cessé de répondre aux besoins des acteurs

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