Arrestations arbitraires, manifestants tués : Amnesty International dresse un tableau sombre dans son Rapport 2021-2022


Arrestations arbitraires, manifestants tués : Amnesty International dresse un tableau sombre dans son Rapport 2021-2022
Arrestations arbitraires, manifestants tués : Amnesty International dresse un tableau sombre dans son Rapport 2021-2022
Dans son rapport rendu public ce mardi 29 mars 2022, Amnesty International a fait le point sur la situation des droits de l’homme au Sénégal. Le mouvement a, notamment, fait le tour des arrestations « arbitraires » enregistrées au cours de l’année. La note a rappelé celle de Boubacar Seye, président de l’ONG Horizon sans Frontières, après sa sortie médiatique sur la gestion du gouvernement sénégalais des fonds fournis par l’Union Européenne. 
 
Le rapport rappelle aussi les arrestations de plusieurs personnalités de l’opposition dont Birame Souleye Diop, Abass Fall et 17 militantes du Pastef après leurs déclarations à l’endroit du gouvernement dans l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko. Enfin, la note conclut sur la partie « arrestation arbitraire » par celle du chef de ce mouvement, Ousmane Sonko, dans le cadre de cette affaire judiciaire. 
 
Recours excessif à la force
 
« En mars, les forces de sécurité ont tué 14 personnes dont trois enfants, quand elles ont tiré à balles réelles pour disperser des manifestations nationales à Dakar, Bignona, Kaolack et Diaobé. Ces manifestations faisaient suite à l’arrestation et l’incarcération d’Ousmane Sonko et avaient dans certains cas dégénéré en violences. Au moins, 400 personnes ont été blessées », évoque le rapport.
 
La note révèle par ailleurs que lors des manifestations à Dakar, des individus armés « ont prêté main-forte à la police et attaqué des protestataires dans plusieurs quartiers de la ville ».
 
Face à ces agissements, les autorités sénégalaises avaient annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces violences commises lors des manifestations. Une annonce corroborée par le chef de l’Etat Macky Sall en décembre qui affirmait qu’une information judiciaire était en cours. Pour Amnesty International, aucune avancée concrète n’a été faite jusqu’à présent dans ce dossier : « à ce jour, et selon les avocats constitués, aucun acte d’instruction n’a été posé pour les cas de décès et de blessures graves ayant fait l’objet de plainte à Dakar, Sédhiou et Kolda notamment. » 
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