Atelier de restitution de l’étude des facteurs de radicalisation et du terrorisme:


Des solutions et des recommandations proposées pour contrer le terrorisme
L’atelier de restitution de l’étude Facteurs de radicalisation et perception du terrorisme chez les jeunes des zones frontalières du Sénégal et de la Guinée a eu lieu ce vendredi 13 décembre 2019.Organisé par Timbuktu Institute, African Center for Peace Studies et la Fondation Konrad Adenauer, cet atelier a permis de faire la restitution des résultats du projet de recherche portant sur ce sujet.
C’est en présence des représentants de l’état, des corps diplomatiques que s’est déroulée l’atelier de restitution de l’étude Facteurs de radicalisation et perception du terrorisme chez les jeunes des zones frontalières du Sénégal et de la Guinée ce matin. Une occasion pour les acteurs d’échanger sur la méthodologie et les tendances générales de l’étude afin de proposer des solutions et formuler des recommandations pour contrer les risques de radicalisation violente chez les jeunes de cette localité. L’objectif de cette étude a été principalement de dégager des pistes pouvant appuyer l’action des décideurs publics et les organisations régionales, sous régionales et internationales sur la nécessité de mettre en place des politiques allant dans le sens d’une meilleure prise en compte de la question au regard des mutations géopolitiques que connaissent les pays du Sahel.
Lors de son point de presse, le professeur Bakary Sambou directeur de l’institut Tumbuktu Africa Center from Peace Studies pense que c’est plus ou moins rassurant du point de vue des personnes qui seraient prêts à engager dans des groupes extrémistes. Cependant il évoque que les résultats au-delà de la dimension religieuse montrent aussi des vulnérabilités socio-économiques (manque d’emploi, la frustration, la marginalisation).Ainsi, il dit : « Le Sénégal est dans la typologie 3 c’est-à-dire dans les pays qui ont le temps, qui peuvent développer de stratégies nationales de prévention de l’extrême violent et de la radicalisation que très souvent nos autorités confondent avec la stratégie de lutte contre le terrorisme. »Et pour lui la méthode terrorisme c’est la méthode sécuritaire, l’élimination des cibles même si la prévention s’attaque aux causes structurelles « Aujourd’hui l’état doit gérer les impératifs sécuritaires mais y’a un préalable. » Pour lui « il ne faut jamais entrer dans un cycle d’intervention militaire sans régler au préalable la question d’une stratégie nationale pour plusieurs raisons dont l’inclusion des populations dans les politiques publiques »Sur le plan du choix porté sur les deux pays (Sénégal-Guinée), le professeur révèle qu’il s’agit de deux pays présentant les mêmes particularités, éloignés de l’épicentre et en étant des pays côtiers.

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