« Augmentation de la production de tomates industrielles au Sénégal : Une progression significative selon le Comité National de Concertation »


Bokhol (Dagana), 5 mars  2924 récit infosdujour.sn

Le président du Comité National de Concertation sur la filière Tomate Industrielle au Sénégal, Abdoulaye Dieng, a annoncé une production de 80 mille tonnes dans la vallée, contre 64 000 l’année dernière, ce qui représente une hausse considérable.

« Avant de démarrer la campagne, nous devons nous engager en tant que producteurs sur des superficies bien définies, puis calculer l’engagement que nous avons par rapport aux industriels. Pour cette année, nous sommes engagés à livrer 80 mille tonnes de tomates fraîches », a-t-il déclaré à l’APS.

Cette production est répartie comme suit : 30 mille tonnes pour la société Socas, 25 mille pour Agroline et 25 mille alloués à Takka Amoul Food. Trois mille hectares ont été emblavés pour récolter cette quantité.

M. Dieng s’est réjoui de la subvention de l’État du Sénégal avec trois mille tonnes d’engrais 92330 et mille tonnes d’urée, mais a déploré la mise en place tardive de ces intrants.

Selon lui, l’urée doit être utilisée sur la tomate après le repiquage, soit entre vingt-cinq et trente jours pour le premier épandage, et pour le deuxième, il doit se tenir entre les quarantième et quarante-cinquième jours. Cette année, il y a eu des retards dans l’application de l’urée sur certaines cultures.

Il a également mentionné que certaines maladies sont fréquentes dans la filière tomate, comme la bactériose, même si cette année, les cas sont moins graves.

« Cette maladie est à l’origine de 40% des pertes de productions chaque année, alors les autorités doivent se pencher particulièrement sur cette maladie qui pourrait, à long terme, faire disparaître la culture de la tomate au Sénégal », a alerté Abdoulaye Dieng.

Il a invité l’État à mettre en place un nouveau système, notamment le goutte-à-goutte, qui serait très bénéfique pour les producteurs.

Le comité de concertation regroupe des producteurs et des industriels, composés de trois usines : Socas avec la marque « Dieg bou diar », Agroline avec la marque « Linguère », et « Takka Amoul Food » avec la marque Podor, a fait savoir le président Abdoulaye Dieng.

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