BEIJING +25 en marche pour l’autonomisation des femmes



C’est dans le cadre des 16 jours d’activisme qui s’est déroulée du 25 novembre (Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes) au 10 novembre(journée internationale des droits de l’homme) que le programme ActionAid a organisé un panel analytique Beijing+25 ce matin avec l’ensemble des participants(les institutions de l’état Sénégalais, la société civile nationale et internationale dans toute sa diversité et les acteurs de la presse.

En abordant le thème ,Conférence de Beijing 25 après : « quel héritage dans le contexte de la convention 190 de l’OIT au Sénégal », ses défenseurs contre les violences exercées sur les femmes dénotent une importance capitale de noter le virage stratégique amorcé vers un effort soutenu de 365 jours de plaidoyer pour exiger des comptes au-delà de la campagne de 16 jours sur la question de la violence sexiste. Ainsi dans l’aperçu des enjeux, les acteurs ont cité un certain nombre de points comme la violence basée sur le genre(VBG) dans le monde du travail et l’accès à un travail décent,VBG dans le monde du travail, les soins non rémunérés des femmes et le travail domestique,VBG,partenaire intime et la violence domestique. Comme objectif, le programmes d’ActionAid pour les droits des femmes ainsi que la campagne mondiale s’attaquent aux causes structurelles de l’inégalité entre les sexes et établissent un lien entre le genre et la justice économique en particulier le fardeau disproportionné des femmes en matière de soins non rémunérés et de travail domestique, l’accès à un travail décent et la violence à l’égard des femmes et des personnes confrontées à des discriminations multiples et croisées.
La députée Mareme Soda Ndiaye s’est réjouie du cadre multi acteur et parle d’une rencontre critique et analytique de tous les acteurs « Il faut saluer cette démarche là car si on veut construire quelque chose d’efficace qui tend vers le progrès, il faut que les gens débattent mais débattent de manière très sincère » dit-elle. A cela elle a salué la collaboration du ministère des femmes ouvert aux organisations de la société civile. Pour sa part, la jeune députée affirme « Moi, à mon niveau j’ai plus plaidé pour qu’on revoit la pertinence des plans et stratégies nationaux développés dans nos pays. »Ceci parce que la violence basée sur le genre a connu une recrudescence comme l’a pense-t-elle. Par ailleurs, la question des mesures a aussi été abordée en soulignant la mobilisation des femmes parlementaires avec le collectif « Dafa Doy » qui ont porté le plaidoyer auprès du chef de l’état. En poursuivant, la députée a lancé son appel pour la criminalisation du viol et sur le plaidoyer du parlement des enfants afin de prendre en compte les réelles préoccupations du pays et d’écoute des enfants « Il ne faudrait pas attendre qu’ils soient sur la place publique ou sur le marché de l’emploi pour pouvoir les préparer sur les questions de civisme ou de citoyenneté mais ça doit se faire très rapidement »
Pour le représentant du ministère de la famille c’est un rendez-vous mondial vers lequel, les états doivent prendre part dans ce processus de préparation « Il est important au sein de chaque pays que les composantes puissent apporter leur contribution et exprimer leur perception pour une bonne synthèse. »A ce propos, il renseigne d’un rapport communiqué au plan international suivi d’un rapport alternatif élaboré par les organisations de la société civile avant d’offrir l’opportunité à chaque organisation de procéder à sa lecture. Parmi les 12 domaines prioritaires à la femme, il cite la parité, l’équité fiscale entre hommes et femmes, la capacité des femmes à donner à leur enfant ou à leur époux la nationalité, la marche vers l’autonomisation en instituant la gratuité vers les maladies de la chimio thérapie, la révision du code pénal dans le sens de criminaliser le viol avec risque de réclusion criminelle pour les auteurs etc….
Selon le directeur pays d’ActionAid Sénégal M. Zakaria Sambakhé il faut avoir un regard beaucoup plus poussé à Dakar tout en évoquant la situation du monde rural qui laisse à désirer « Si on veut être au rendez-vous du Beijing, il faut qu’on regarde de manière critique l’exode rural pour qu’au moins essayer d’améliorer la qualité des services » En outre dans le cadre de la mise en œuvre de la criminalisation du viol, il demande l’application plus rapide du décret.

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