Cas Karim Wade et Khalifa Sall : Le Président Macky Sall met les points sur les « i » :


« Khalifa Sall n’a jamais nié les faits (..) Si Karim décide de rentrer… Pourquoi en Afrique quand la justice se prononce on dit que c’est le président »
Dans un entretien accordé à France24, le président de la République Macky Sall est revenu sur les affaires Karim Wade et Khalifa Sall. Pour Macky’ Sall si l’un est condamné c’est parce qu’il n’a jamais nié les faits et n’a pas apporté une réponse valable juridiquement, l’autre a bénéficié d’une grâce de sa part pour la détention, mais les amendes restent impayées, ce qui est du ressort du Droit.
Le président n’a pas manqué de dire ses quatre vérités aux français qui accusent les chefs d’État africains à chaque fois que la justice enferme quelqu’un, d’être derrière cette décision de justice, alors qu’en France des candidats ont été mis en examen en pleine campagne et que cela n’a choqué personne.
Cas Karim Wade et Khalifa Sall : Le Président Macky Sall met les points sur les « i » : « Khalifa Sall n’a jamais nié les faits (..) Si Karim décide de rentrer… Pourquoi en Afrique quand la justice se prononce on dit que c’est le président »
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Interrogé sur les cas Karim Wade et Khalifa Sall, le président Macky Sall de dire : « Le Sénégal est une démocratie qui ne date pas de ma présence à la tête du pays. Nous avons une justice perfectible comme toutes les justices du monde, mais elle est responsable. Les personnes qui vous avez citées ont eu des mailles avec la justice.
Pour ce qui est de la personne que vous avez citée en premier (Karim Wade), quand j’étais candidat j’ai été clair sur ma manière de travailler à renforcer la bonne gouvernance dans le pays et à protéger les ressources. On a une Cour de répression de l’enrichissement illicite qui a été créée en 1981 alors que j’étais encore élève en classe de première. Cette cour a fonctionné un peu avant d’être mise en léthargie. Quand je suis arrivé, elle a été éveillée et a pris en charge un certain nombre de dossiers qui ont abouti à la condamnation de quelques personnes qui ont fait tous les recours dans le cadre de la procédure judiciaire jusqu’à la Cour suprême.
Pourquoi en Afrique, quand la Justice se prononce, vous dites c’est la volonté du président de la République ?
En France ici, en pleine campagne des candidats ont été mis en examen et cela n’a choqué personne. On ne dit pas pour autant que la justice française et sous le couvert du président de la République. En tout cas moi, je ne peux pas accepter, pour le cas du Sénégal, ce genre d’argument. Maintenant, les opposants qui sont concernés le disent.
Pour le second (Khalifa Sall), il na jamais nié les faits pour lesquels il a été condamné. Il a argué que c’était la pratique alors que ceci n’est pas une réponse juridique. J’ai toujours évité de parler de dossiers pendants devant la justice mais puisque c’est jugé, je pense personne n’a été éliminée volontairement. La preuve, y’a plus de 100 et quelques candidats déclarés qui ont retiré leurs dossiers et ils seront candidats s’ils remplissent les critères.
« L’ONU n’a jamais critiqué le Sénégal »
Sur la question de savoir ce qu’il pensait des critiques de l’ONU et de la CEDEAO, l’ex-président de préciser : « l’ONU n’a jamais critiqué le Sénégal, je suis désolé. L’ONU est constituée d’institutions et jamais je n’ai entendu le conseil de sécurité critiquer le Sénégal. Maintenant les groupes de travail, ça va dans tous les sens alors…
La cour de justice de la Cedeao n’a jamais critiqué le Sénégal il faut qu’on arête les amalgames. Les gens prennent des arrêts qui les intéressent pour dire des choses.
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