Célébration de la journée de l’enfant africain : l’exploitation des enfants, un fléau social au Nord


Depuis le 16 Juin 1991 l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) actuelle Union
Africaine (UA), date de la première célébration de la journée de l’enfant
africain, a retenu ce jour pour célébrer l’enfance en souvenir du massacre
d’une centaine d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto en
Afrique du Sud par le pouvoir de l’apartheid le 16 Juin 1976.

A l’occasion de cette journée, il s’agit de s’interroger sur le respect des droits
de l’enfant au Nord du Sénégal. Le constat est que les droits de l’enfant sont
bafoués car aujourd’hui encore certains agents d’ état civil et directeurs
d’écoles du département de Podor indiquent que le nombre d’enfants non
déclarés à l’état civil reste toujours important.

La non déclaration, un non respect au droit à la nationalité impacte le droit à l’éducation. Car M. DIA,
directeur de l’école de Karawoyndou (IEF Pété) nous confie que chaque année
depuis plus dix ans c’est lui qui réunit les dossiers d’élèves candidats aux
examens du CFEE et l’Entrée en 6 ème de six écoles de son CODEC pour leur
trouver des jugements d’acte de naissance au niveau du tribunal de Podor. La
rue a fini de montrer que beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école dans la
zone de Podor, malgré les efforts des autorités académiques qui ont doté le
département deux inspections avec la création d’une deuxième inspection de
l’éducation et de la formation de Pété en 2014 , le taux brut de scolarisation ne
fait pas encore parti des meilleurs du Sénégal.

Si les voix autorisées et les autorités se désolent de cette situation malgré les
différentes campagnes de sensibilisation ; le pire c’est l’exploitation des
enfants. De jeunes garçons et de petites filles au service d’adultes faufilent
entre les voitures dans les gares routières pour de la vente de sachets d’eau, de
beignets ou des rafraichissants .Une fillette répondant au nom de M.P nous
informe qu’elle vend ces sachets d’eau pour aider sa maman pour assurer le
repas. Avant la fin de notre conversation avec cette fillette, deux garçonnets
sans chaussures nous proposent d’acheter des beignets et nous montrent du
doigt la dame à qui appartiennent ces beignets. Une dame installée sur un banc
et distribuant les rôles quand une voiture accoste. Par ailleurs Amadou, un très
jeune garçon apprenti dans un atelier de menuiserie métallique dit que ses
parents l’ont envoyé dans cet atelier pour apprendre un métier car il a

redoublé plusieurs à l’école. Interrogé sur la dureté du métier avec son jeune
âge ; il répond qu’il n’a pas le choix. Aussi le département de Podor à l’image de
plusieurs localités du pays regorge des talibés et d’enfants mendiants dans un
état piteux dans les rues et les gares routières où ils ont élu domicile. Et on se
demande où est passé le programme de retrait des enfants de la rue et que fait
la protection de l’enfance dans cette période de COVID où ces enfants de la
rue sont les plus exposés.
H. NIANG, Correspondant Podor

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