Cheikh Tidiane Dièye, membre de Yewi Askan wi “Nous n’accepterons pas le prainagetparce qu’il n’est pas légal au plan politique, stratégique et constitutionnel”


Cheikh Tidiane Dièye,
Comme en 2019, lors de la présidentielle, le système de parrainage sera imposé à toute coalition désireuse de participer aux prochaines législatives. Et du côté de l’opposition, comme il trois ans, fera tout pour que ce système, qu’elle a qualifié de filtre ne puisse passer. Hier, en conférence de presse, à laquelle ont participé les différents leaders dont Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Malick Gackou, Habib S’y, Cheikh Tidiane Dièye ou encore Aida Mbodj, Yewi Askan Wi a crié haut et fort qu’elle n’acceptera pas que ce système de parainage soit appliqué et a fortiori pour être un élément constitutif d’élimination de liste de l’opposition. “Nous n’accepterons pas ce système, parce que sur le plan politique, stratégique et constitutionnel cela n’est pas légal, car la Cour de Justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu une décision de justice rendant inapplicable le parainage. Et conformément à cette décision, la coalition YAW dit de manière explicite et audible que nous ne l’acceptons pas et du coup, nous le rejetons”, a dit Cheikh Tidiane Dièye, membre de la coalition et leader du mouvement Sénégal bi niou beug. Selon Dièye qui a parlé au non de YAW, les arguments avancés par la Cour de Justice de la CEDEAO disent que ce système viole le secret du vote qui doit ne doit pas être divulgué. Il explique que si une personne sensée voter pour un candidat sera obligé de parainner pour ce deenier et non pour un autre. Cela veut juste dire qu’avec ce système le vote n’est plus secret. “Si toutes ces informations sont données au ministre de l’intérieur qui est lui même partisan, il peut retrouver un potentiel électeur de l’opposition, le tracer avant de l’enlever de son bureau originel et l’amener ailleurs où il ne voterait pas parce que ne sachant pas où voter. Ce sont là les problèmes les plus élémentaires que ce système peut engendrer”, a déclaré le président du Conseil départemental de Ziguinchor. Il ajoute que le parrainage crée une difficulté de participation à l’élection pour tout candidat, à cause du nombre de parrains demandés, mais aussi de celui des çandidats qui peuvent être une pléthore comme lors de la dernière présidentielle. Cheikh Tidiane Dièye et ses camarades de Yaw soutiennent que Macky Sall a imposé ce système à cause de la dégringolade qu’il a enregistrée lors des dernières locales. Pour eux, sa coalition a perdu ses élections. Et, selon YAW, la même tendance va se répéter lors des législatives du 31 juillet prochain. Dièye n’a pas manqué de dire que Sall fait une patrimonialisation et une personnalisation du pouvoir, ce qui l’a poussé à mettre en place ce système. Et tout ceci en dépit de l’arrêt de justice de la CEDEAO. Les leaders de YAW estiment que Macky Sall est un président membre d’une communauté qui ne respecte jamais les décisions de la CEDEAO dont les règles sont au dessus des celles nationales. Il a ainsi violé les arrêts de justice de la CEDEAO pour imposer le parrainage. Pour eux, il ne les exécuté que quand elles l’arrangent comme dans le cas de l’embargo di Mali.

 

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