Communiquè  L’UNIS salue le peuple malien et l’invite à retrouver le chemin du but derrière son guide suprême, l’imam Dicko.


Commuquè   de l’Union nationale des indépendant du Sénégal (Unis) après  la shut de IBK

Les officiers maliens qui ont déposé le président IBK ont été bien inspirés. En mettant fin à la présidence d’IBK, ils viennent d’éviter au Mali une confrontation inévitable entre le pouvoir et le mouvement de contestation populaire dirigé par le M5. Une lutte interne civile grave pouvait en naître et offrir l’occasion aux ennemis du Mali d’en profiter pour faire plus mal. Ils ont lu et compris la situation qui se développait sous leurs yeux et agi en conséquence. Jusque-là, ils n’ont manifesté aucune volonté de confisquer le pouvoir et ont attendu la démission d’IBK pour occuper le vide laissé par cette vacance forcée. Ils n’ont pas manifesté aussi de visées punitives contre les anciens du régime. Ils ont d’ailleurs tout intérêt à assurer la paix à leurs concitoyens de tous bords. L’ex président IBK s’en tire à bon compte. Lui et ses ministres ont été mis aux arrêts, mais surtout en bonne protection. Aucun mort n’est à déplorer. L’Etat malien continuera d’être et l’administration fonctionnera. Il reste aux membres du CNSP de produire une feuille de route. Que Dieu leur accorde la faculté de juger et le courage des choix de trancher pour le bien du Mali.

Une conférence nationale serait, dans ce contexte, une excellente voie de sortie de crise. En permettant à toutes les forces vives de s’exprimer, cet exercice de catharsis aurait un effet de remobilisation, au bout duquel ses recommandations, sans en préjuger, pourraient aboutir à la mise en place d’une assemblée constituante et d’un président par intérim pour mener la transition, quitte à ne pas être candidat, à la fin de la transition. De ce point de vue, l’Imam Dicko a le vent en poupe. Chef de l’opposition, il incarne une légitimité incontestable, même venant de la rue. Contrairement aux habits qu’on veut lui prêter, il est un modéré et un leader lucide et réaliste. Il peut devenir le partenaire privilégié des militaires. En combinant la force et la légitimité, militaires et acteurs politiques qui adhèrent à la transition forcée peuvent redéfinir les bases de négociation du Mali face à la communauté internationale, les contestataires du nord et les citoyens maliens. Ils peuvent discuter avec toutes les parties.

Les maliens ont plus besoin d’un guide que d’un président. Ils ont besoin de l’imam Dicko pour guider la transition et même au-delà. Sa lucidité, son courage, sa détermination et son détachement partisan font de lui l’homme qui peut fédérer toutes les forces vives du Mali.

La grande leçon des événements de ces derniers mois est d’avoir fait découvrir aux maliens leur guide suprême. Il reste aux politiciens maliens, aux pays voisins, chefs d’Etats de la CEDEAO et à la communauté internationale de reconnaitre la réalité : l’imam Dicko est devenu le guide suprême du Mali. Ceux qui aiment le Mali et souhaitent sa sortie de crise, iront le chercher pour qu’il puisse diriger le peuple hors des ténèbres, vers la lumière et la paix, peu importe qu’il soit ou non le président. Sa mission dépasse désormais celle d’un président de la République. Ceux qui essaieront autre chose échoueront. Il faut accompagner les choix des peuples qui veulent se libérer des mauvais dirigeants et non les combattre juste pour ne pas créer de précédents.

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