CONSOMMATION DE DROGUE AU SENEGAL: Ces nouvelles mesures que l’Etat doit prendre


Au Sénégal, la consommation de drogue pose un réel problème à l’Etat. Tous les jours des personnes sont arrêtés pour les mêmes faits et sont le plus souvent condamnés à des peines allant de 15 jours à 1 mois d’emprisonnement ferme. Et pour la plupart du temps, ce sont des jeunes qui sont les victimes des condamnations. Dans le Quotidien d’hier, Le directeur de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues (OCRTIS), Idrissa Cissé, a appelé à un changement de démarche relativement à l’envoi systématique des usagers de drogue en prison, par la prise en considération de leur personnalité. Une suggestion que nos autorités doivent prendre en compte lorsque l’on sait qu’en prison ces jeunes sont exposés à des risques pouvant les conduire à la folie par exemple. Donc, un système qui doit être revu car ces drogués doivent selon Idrissa Cissé, avoir un statut de malade contraire à ce statut de délinquant juvénile qu’on leur colle. Et pour ceux qui ont déjà fait les frais de l’incarcération, ils savent très bien qu’en prison ces jeunes sont souvent terrorisés par les bandits de grands chemins qu’ils rencontrent et font face à une insalubrité extrême ou ils peuvent contracter des infections en rapport avec leur état de toxicomanie. Par conséquent, Idrissa Cissé qui vient de tirer la sonnette d’alarme a mis la puce à l’oreille de l’Etat qui doit tenir en compte cet état de fait et discuter de la chose pour trouver des solutions pouvant réellement aider ces jeunes toxicomanes à changer la direction de leur barque. Au Sénégal, si vous allez dans les banlieues, sur 10 jeunes que vous prenez, 6 consomment de la drogue et le plus souvent ce sont des jeunes de 16 à 25 ans consommateurs de chanvre. Si l’Etat pense qu’emprisonner ces jeunes est une solution pour stopper ce fléau, c’est parce qu’ils ne font pas d’enquête concernant l’addiction à cette drogue qui fait que ces jeunes dès leur sortie de prison, leur première réaction c’est d’allumer un joint pour soulager leur manque. Donc ces jeunes ont réellement besoin d’aide pour sortir de cette prison ou la drogue les a enfermé.

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