Contribution: SIMPLE CITOYEN LAMBDA N°7 : Ibrahima Mbodj, Entrepreneur, Fondateur de HAYOO FOUTA TRADING


 

Né à Dakar, Ibrahima y a passé toute son enfance jusqu’à ses sept (7) ans, quand son grand-père, qui se trouve dans le village de Wassétacké, l’a recueilli. Il y fait toute sa scolarité tout en se rendant à Dakar à chaque période de vacances puis y est définitivement rentré après l’obtention de son CFEE.

N’ayant pas assez de moyens pour continuer ses études et surtout ne voulant pas être un fardeau pour ses parents, il commence des activités de commerce aussitôt. En parallèle, comme la plupart des Foutanké, il a aussi fait des études coraniques certes pas très poussées mais assez riches pour connaître en les bases.

Après avoir échoué au BFEM, il se lance définitivement dans ses activités de commerce et abandonna ainsi les études. Étant très ambitieux et débrouillard, Il démarre ses activités commerciales avec 2500 FCFA en vendant des éventails. Avec la rencontre des dénommés Abdoulaye Watt, Moussa Niang et Abdoulaye Diba qui viennent du village de Thiélaw, il embrasse d’autres opportunités en vendant des journaux qu’il récupère chez ces derniers pour les vendre au marché HLM et au ROND POINT COLOBANE. Il est entre autres le premier à s’être aventuré à la vente du magazine LIFA au Sénégal. Il vendait aussi les autres magazines comme THIOF, ICÔNES, etc. En bon stratège, il a profité de l’engouement provoqué par la venue de Vaidehi (actrice principale d’une série indienne suivie et adulée) pour vendre des tissus indiens qui étaient très en vogue à l’époque.

Au début de son business, avec les aléas liés aux transports de ses marchandises, il a connu beaucoup de difficultés mais a toujours continué à croire en lui même.

Entre 2012 et 2013 il a commencé à travailler comme aide commercial à SATREC VITALAIT. 6 mois après, une idée lui traverse alors l’esprit : allier son boulot et une formation afin d’avoir un diplôme de commerce et marketing, et ainsi gagner en compétences. Il payait les frais de sa formation avec son salaire. Après SATREC VITALAIT, il rejoint la société PATISEN, puis commence à travailler avec les marocains, toujours en tant qu’agent commercial en les représentant dans plusieurs régions du Sénégal.

Côté financement, il ne compte pas trop sur l’Etat, mais plutôt sur ses propres moyens. Bien qu’étant membre fondateur de l’APR , il s’est toujours débrouillé tout seul et n’a jamais cru aux financements de l’Etat. Il prône la confiance en soi, la motivation et l’audace de tout essayer.

Actuellement, il est le fondateur de HAYOO FOUTA TRADING, une entreprise qui s’inscrit dans le domaine de l’agrobusiness. Il a préféré utiliser ce nom pour mettre en avant ses racines Foutankées, afin que les esprits soient marqués par son ambition et son amour pour ses origines. Cette société s’active dans l’alimentation générale et la fabrication de gobelets en papier, sacs de riz, emballages, etc.

Le message qu’il lance aux jeunes est de ne sous-estimer aucun moyen digne et noble de gagner de l’argent afin de ne pas être une charge pour leurs parents mais aussi être libre financièrement. Ibrahima Mbodj est un homme ambitieux qui croit en lui-même et qui se donne les moyens pour réussir, et il invite les jeunes à l’être autant, sinon plus que lui. Il conseille aux jeunes de ne pas se décourager aux premières difficultés.

A nos dirigeants, il lance un appel fort et poignant : qu’ils investissent plus sur cette jeunesse ambitieuse, qui ne demande qu’à être appuyée et motivée. Il les invite à revoir les priorités de notre cher pays, et travailler à l’améliorer afin de nous mettre tous dans de bonnes conditions.

Ibrahima termine en remerciant son épouse qui a été un soutien de taille surtout dans les moments difficiles, sa famille, ses oncles, ses amis ainsi que toutes les personnes qui ont contribué à son développement personnel et professionnel. Il est aujourd’hui épanoui, satisfait du fruit de ses efforts qui lui permettent de bien s’occuper de sa famille, son entourage et de tout autre besoin.

Propos recueillis par Mamadou Djigo, Simple Citoyen Lambda (@djigolofficiel)

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