Convention des droits de l’enfant: la CONAFE,ONG,Save the Children et entreprises tous pour combattre la violence faite aux enfants


La Coalition Nationale des Associations et ONG en faveur de l’Enfant (CONAFE-SN) en partenariat avec Save The Children a procédé ce mardi 19 novembre à une journée d’actions avec le secteur privé. Avec les 30ans d’existence de la convention des droits de l’enfant, les entreprises de la plateforme RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) visent à s’engager pour la cause de l’enfance en mutualisant leur effort.
Avec l’appui de la CONAFE et ONG en collaboration avec Save The Children qui œuvrent pour les droits de l’enfant, une journée de réflexion s’est tenue ce matin sous la présence de plusieurs responsables et différents entreprises de la place. Cet événement entre dans le cadre de la célébration des 30 ans de la convention relative aux droits de l’enfant et des actions que mènent les entreprises privées membres de la plateforme RSE en faveur de l’enfance. Les objectifs de cette rencontre consiste à faire le plaidoyer auprès des autorités, renforcer la synergie des entreprises partenaires autour des droits de l’enfant, faire entendre la voix des enfants pour un meilleur respect et prise en compte de leurs droits par le secteur privé, procéder à la signature de la déclaration d’engagement par des chefs d’entreprises(marquer une étape historique des entreprises engagées à agir ensemble pour la cause des enfants et de se tourner vers le futur avec les enfants).Ainsi ce panoplie d’objectifs entrent en droite ligne avec la vision de cette plateforme tenant à promouvoir une vision commune et le développement d’un partenariat stratégique secteur privé des droits de l’enfant et favoriser l’intégration des droits des enfants dans les orientations politiques et stratégies RSE et l’impulsion d’une culture d’entreprise qui respecte et soutien les droits de l’Enfant.
A cet égard, Moustapha DABO âgé de 15 ans du conseil consultatif départemental des enfants et jeunes sur les violences de Sedhiou en parlant au nom des enfants affirme que leur inclusion à la CDE témoigne de l’importance que la CONAFE et la plateforme accorde à la place de l’enfant, du droit et du bien-être de l’enfant. « Reconnaissant l’enfant comme titulaire de droit, elle en aborde ainsi tous les aspects de leur vie. »dit-il. Dans la même lancée, le représentant du parlement des enfants annonce que des dispositions réglementaires et institutionnelles ont été mise en place, ainsi que des mesures politiques et programmes. Malgré les efforts consentis ensemble, le jeune Moustapha dans son discours dénonce la recrudescence des violences toujours opérées envers les enfants voire l’exploitation sexuelle et économique, abandon scolaire, maltraitance et violence liés au cas social et culturel, mariage d’enfant, mutilation génitale féminine entres autres. Selon ce dernier, cette célébration des 30 ans constitue un temps forts pour le filtre des réalisations et des défis, A ce titre, il ajoute « Nous les enfants, saisissons cette occasion solennelle ici devant nos parents, les décideurs présents et représentants d’entreprises, les partenaires et société civile. »
Le président de la CONAFE François Raoul LATOUF a pour sa part revenu sur cette journée « cette journée d’action vise aujourd’hui à mieux sensibiliser, mieux informer les entreprises, le secteur privé sur la responsabilité sociétale des entreprises. »confirme-t-il. Sous un autre angle, il s’agit pour lui de les mettre en commun pour que les droits des enfants soient une réalité et que les entreprises investissent plus de manière durable pour les enfants au Sénégal. Concernant le code de l’enfant, celui-ci transmet le message du représentant du ministre de la femme affirmant une circulation en cour de ce code afin qu’il soit adopté au conseil des ministres avant le passage à l’assemblée nationale. Mais sur ces propos, le président du CONAFE renchérit : « C’est trop lent, depuis 2002 le Sénégal n’est en mesure d’avoir un code de l’enfant, Ça fait 17 ans, l’enfant a le temps de grandir. » Il ajoute « ce que nous demandons à l’Etat c’est d’avoir un code de l’enfant pour mieux protéger les enfants sénégalais. »