Côte d’Ivoire : le président Ouattara annonce l’amnistie de Simone Gbagbo Le président ivoirien a annoncé l’amnistie d’« environ 800 personnes » lors d’une allocution télévisée à la veille de la fête de l’indépendance.


FILE PHOTO: Ivory Coast's former first lady Simone Gbagbo (R), who is accused of crimes against humanity and war crimes for her alleged role in a 2011 civil war, arrives in a domestic court in Abidjan, Ivory Coast, May 31, 2016. REUTERS/Joe Penney/File Photo

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé lundi 6 août l’amnistie d’« environ 800 personnes », dont Simone Gbagbo, épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo, actuellement emprisonnée, pour favoriser la réconciliation nationale.

Simone Gbagbo sera « libérée prochainement », a déclaré le président Ouattara dans une allocution télévisée à la veille de la fête de l’Indépendance.

L’ex-première dame est emprisonnée depuis 2015, après une condamnation par la justice ivoirienne à vingt ans de réclusion pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » lors de la crise ayant frappé le pays après le refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Des poursuites pour « crime contre l’humanité »

Un autre procès vise encore l’ex-première dame, poursuivit pour « crime contre l’humanité » et de « crime de guerre ». Le 28 mars 2017, Simone Gbagbo avait été acquittée de ces chefs d’accusation par la majorité des jurés de la cour d’assises d’Abidjan – le procureur général avait requis la prison à vie à son encontre – mais la Cour suprême de Côte d’Ivoire a cassé ce jugement à la fin du mois de juillet.

Elle était jugée pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier d’Abidjan favorable à Alassane Ouattara – rival de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2010 et actuel président de la Côte d’Ivoire – et pour sa participation présumée à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Simone Gbagbo n’avait pas été libérée après son acquittement, car elle purgeait déjà, et purge encore, une peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » prononcée en 2015.

Laurent Gbagbo est lui détenu depuis 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale, qui le juge depuis 2016 pour des crimes contre l’humanité présumés pendant la crise de 2010-2011, qui a fait 3 000 morts, selon le bilan officiel.

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