Covid-19 :les vieilles habitudes favorable à la propogation de la maladie,ont-elles compris les populations du fouta?



Se regrouper autour du thé en partageant les mêmes tasses , partager un même pot pour l’eau de boisson avec l’utilisation d’un seul et unique canari , le regroupement des jeunes autour du vendeur de café Touba, grands rassemblements sont entre autres attitudes favorables à la propagation du coronavirus. Sur ce et les gestes barrières, les autorités sanitaires ont alerté depuis le début de l’épidémie en Chine bien avant que cette maladie causée par le coronavirus soit déclarée pandémie par l’OMS pour la nommer COVID 19.

Aujourd’hui l’épidémie a fini de conquérir toutes les régions du Sénégal et malgré le risque de contamination des départements , les veilles habitudes des populations du Fouta résistent .Avant l’assouplissement des mesures , les chefs de village et les agents de sécurité ont usé de la dissuasion et de la pédagogie pour interdire par anticipation des intentions de grands rassemblements pour la célébration de mariages ou baptême .Plus d’une fois les autorités municipales de Galoya accompagnées des éléments de la brigade de gendarmerie de Pété ont dispersé des rassemblements de vendeurs de ruminants durant la période de la fermeture des marchés hebdomadaires. Au moment où le nombre de cas positifs grimpent et les cas communautaires affolent, les populations de cette partie Nord donnent l’impression qu’elles ne sont pas concernées. Dans une interview qu’il nous avait accordée l’IEF de Pété M. Serigne FALL appelait les populations à la prudence car pour lui « là où il y a des cas positifs actuellement, auparavant ces localités étaient épargnées ». Dans une place très fréquentée à Lougué, un homme averti abordant le point du jour du ministère de la santé et l’action sociale nous demande si le coronavirus ne serait pas de la politique. Cette question est révélatrice de certaines attitudes de certains gens que l’assouplissement des mesures a encouragées même s’ils ont des informations fiables sur la maladie. Samba, un coxeur cite à l’endroit et l’envers les gestes barrières et les symptômes de la COVID 19 mais refuse de s’abstenir se serrer la main. Un maçon DT, du haut de son plancher nous confie ne pas comprendre le relâchement surtout l’abandon du lavage des mains. La distanciation physique conseillée pour freiner la propagation du virus est inappliquée dans les grands-places où la COVID est sur toutes les lèvres. Si la distanciation est très nouvelle pour ces populations c’est le port systématique de masque qui n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour la plupart du temps ces personnes rencontrées ont leur masque dans leur poche prétextant qu’elles s’étouffent en le portant. Aussi ces deux mesures sont respectées dans peu de mosquées depuis leur réouverture. Ainsi c’est seulement dans les transports où le port systématique de masque est respecté car les agents de sécurité sur les routes sont intransigeants. Rappelons qu’entre décembre et février l’information selon laquelle le virus ne peut pas vivre dans les régions chaudes était répandue. Mais depuis que Matam qui a le même climat a commencé à compter ses premiers cas positifs de COVID 19 l’inquiétude est très présente chez les populations du département de Podor. Le danger s’approche mais les populations n’ont pas encore mis un terme à leurs vieilles habitudes et elles sont bel et bien conscientes qu’elles favorisent la propagation du virus. Si les experts du monde entier sont d’accord que ce virus va changer nos vies ce n’est pas encore le cas au niveau des populations du Fouta .
H . NIANG , Correspondant Podor

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