Derives sur le net : le Pr Macky Sall entend prendre de fermes mesures


Le respect de la liberté d’expression et la liberté d’opinion doivent être respectés. C’est le point de vue du chef de l’État qui recevait ce matin à la salle des banquets, au palais de la République, les centrales syndicales venues lui présenter les cahiers de doléances des travailleurs du Sénégal.

Et c’est sur une interpellation du secrétaire général du Synpics que le président Macky Sall s’est indigné des dérives visibles sur Internet et qui gâchent le travail de la presse. En effet, le chef de l’État entend prendre de fermes mesures pour sanctionner ceux qui s’estiment être dans l’anonymat et pensant qu’ils ne peuvent être repérés.

« Si notre pays a reculé dans le classement de la démocratie, c’est pas dû au gouvernement ou à l’État. Les gens ont voulu profiter des évènements pour s’en prendre à des organes de presse. C’est vraiment déplorable », regrettera dans un premier temps le président Macky Sall qui poursuit en ces termes : « Je tiens également à rappeler que désormais, on ne peut pas laisser passer sous un prétendu anonymat de clavier, des personnes se permettre de dire ce qu’elles veulent. On va prendre des mesures sur cela car, c’est tout à fait inacceptable ».

Ainsi, devant le syndicat des professionnels des médias, le président de la République se dit déterminé à combattre avec les acteurs des médias, ces actes irresponsables qui tendent à ‘dévaloriser’ ce secteur. « Nous allons travailler ensemble pour que cela soit réglé » lancera- t-il aux acteurs de presse.

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Next Fête du 1er mai : 80 000 travailleurs auraient perdu leur emploi – Mody Guiro ParMaimouna SANÉ01/05/2021 à 21:29 Pour la deuxième année consécutive, la traditionnelle fête du 1er, magnifiant le travail, n’a pas été fêtée au Sénégal. Et dans le contexte de la crise du Covid-19, 80 000 travailleurs auraient perdu leur emploi, selon Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), une des principales centrales syndicales du pays. Ce chiffre est à confirmer, mais il faut reconnaître que des milliers d’emplois ont été perdus, notamment dans les secteurs les plus touchés par la pandémie comme le tourisme, le transport aérien, l’hôtellerie, la restauration, etc. Déjà au Sénégal, dans deux grands établissements hôteliers, des licenciements ont été enregistrés, 121 à l’hôtel Terrou Bi et 79 au King Fahd Palace. Ces hôtels ont expliqué que ces mesures décriées par les syndicalistes ont été prises pour permettre à leur établissement de faire face à la crise. Lorsque le King Fahd Palace avait annoncé cette nouvelle de licenciements aux travailleurs, la Cnts avait recommandé à la direction d’ajourner sa décision de licenciement et d’ouvrir des concertations. Le couvre-feu et les mesures drastiques liées aux mesures de protections sanitaires avaient fini de mettre l’économie nationale sous un jour assombri, les activités tournant au ralenti. Pour le transport aérien et le tourisme, la situation est dramatique face à la fermeture de frontières terrestres. Le tourisme en a pris un sacré coup ainsi que tous les secteurs connexes.