Digitalisation, commerce, innovation, participation à l’économie Les ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre appelés à changer de paradigmes


Les acteurs portuaires de l’Afrique de l’Ouest et du Centre veulent un changement de paradigmes afin d’avoir des ports complémentaires, vecteurs de l’économie africaine, mais aussi qui tendent vers la digitalisation.
La cérémonie de clôture des Réunions des Comités Techniques Finances et Études Économiques et des Affaires Administratives et Juridiques de l’Association de Gestion des Ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre a été une occasion pour le Directeur Général du Port Autonome de Dakar de rappeler l’importance pour ces structures portuaires de changer de paradigme. Selon lui, les ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre ne doivent plus être des ports de manutention et de chargement. “Nous avons les meilleurs outils de faire et les économies africaines des chaînes de valeur mondiale. Et cela ne se fera pas avec la compétitivité, mais avec la complémentarité, même si on se bat pour les corridors. Je pense que notre organisation a les outils de pour changer les paradigmes”, a dit le DG du Port de Dakar, hier lors de la cérémonie de clôture de la réunion qui a réuni des représentants des ports d’Afeique de l’Ouest et du Centre. Bèye a aussi évoqué les absences du Mali et du Burkina Faso, qui n’ont pas de ports, mais pèsent beaucoup dans le développement des ports de la sous-région, tout en précisant que le corridor Dakar-Bamako c’est 500 milliards de francs CFA. Pour lui, le changement de paradigmes doit commencer par une réflexion visant à faire des ces ports des vecteurs de développement économique de l’Afrique. “Vous en êtes tous conscients en tant que cadres et experts , le monde maritime connaît une révolution ultra rapide et permanente, nous devons nous adapter sans cesse et nous mettre aux standards internationaux afin de fournir les meilleurs qualités de service aux navires et à la marchandise”, a déclaré Ababacar Sedikh Bèye à l’endroit des acteurs portuaires présents à cette réunion dont le Secrétaire Général de l’AGPAOC, Jean Marie Koffi. Il soutient que les ports doivent être utilisés comme des endroits de commerce et de facilitation, mais aussi, d’après, lui aller plus loin en participant à la production de la valeur ajoutée. Il a rappelé que les acteurs , durant ces trois jours insisté sur le fait que les ports ne se regardent plus comme des compétiteurs entre eux, mais être des vecteurs de l’économie en créant des meilleurs corridors, travailler dans l’entreposage et construire des parkings.
Digitalisation, fluidité des échanges…
“Il nous faut créer une fluidité dans le commerce intrafricain. Il y a un accent mis sur l‘imoortance d’utiliser les ports comme des endroits de commerce, de transformation et des zones d’innovation. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour notre organisation qui va bénéficier les économies africaines dans le cadre de leur participation dans la transformation et le développement”, a-t-il soutenu. De son côté, le chargé d’Affaires du PAD, Coordonnateur de la Cellule des Partenariats Stratégiques et la Coopération Internationale, Abdou Hamid Sy, a rappelé les deux thématiques débattus lors de ces réunions de trois jours. Il s’agit, selon lui de la résilience et la nécessité d’une digitalisation afin de permettre aux ports d’être beaucoup plus fluides dans les échanges d’informations. “Des recommandations fortes ont été faites à l’issue de ces réunions qui permettront à l’AGPAOC d’être encore plus forte, mais aussi de pouvoir apporter des réponses adéquates et de relever les nombreux défis qui interpellent les ports comme le commerce intrafricain, qui est une obligation pour les ports de le renforcer afin de hausser la place de l’Afrique dans les échanges internationaux”, a expliqué Sy. Pour Jean Marie Koffi, la digitalisation est devenue primordiale, car sans cela, les ports africains vint continuer à perdre de l’argent. Il a rappelé que l’investissement et la digitalisation constituent les éléments essentiels qui vont permettre aux ports de changer de paradigmes. “Les ressources humaines restent la clé de réussite de ports. Elles doivent être formées, car étant toujours en mouvement. Cette rencontre constitue un rendez-vous de vielle qui doit dicter notre orientation et notre direction futures”, a déclaré Koffi.
Moustapha DIA

Previous Gestion de carrière:Claude Moïse Dembélé a exposé les solutions
Next À Ndingler: Thierno Alassane Sall réaffirme son soutien aux populations