Échec des négociations du Traité des Nations Unies sur les océans :


Greenpeace Afrique exige des mesures concrètes pour restaurer la santé des océans et garantir la sécurité alimentaire de millions de personnes

Dakar, le 31 août 2022 – Les négociations du Traité des Nations Unies sur les océans n’ont pas abouti à un accord sur un traité permettant de créer des sanctuaires océaniques sur 30 % des océans d’ici à 2030, base de la restauration des écosystèmes et de la sécurité alimentaire.

Cet échec met en péril tous les autres progrès réalisés lors de ce cycle de négociations. En conséquence, la coalition des pays à forte ambition ainsi que les États-Unis ne pourront pas respecter leur engagement de finaliser un traité cette année, à moins que les ministres ne convoquent une réunion d’urgence en 2022 pour conclure les négociations .

Dr Aliou BA, responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique et présent à cette rencontre a déclaré que :

« La protection des océans est une urgence pour l’Afrique. Car, donner aux océans un espace nécessaire pour se reconstituer, c’est assurer une sécurité alimentaire aux communautés africaines qui dépendent fortement de ces ressources. Lorsque des diplomates de certains des pays les plus riches du monde refusent de s’entendre sur des traités comme celui-ci, cela signifie que des gens vont avoir faim et mourir dans nos nations. »

Les négociations sont désormais suspendues, ce qui nécessite un nouveau cycle. Le temps est compté pour finaliser un traité afin que les océans puissent continuer à jouer efficacement leur rôle. Car selon les scientifiques 11 millions de kilomètres carrés doivent être protégés chaque année d’ici à 2030.

Lors de la déclaration de clôture de Greenpeace lors des négociations, Awa Traoré, une militante pour Greenpeace Africa, a déclaré : « Cet accord est discuté depuis vingt ans. Au cours de cette période, plus d’une centaine d’espèces marines sont devenues en danger critique d’extinction, plus de mille jours de vagues de chaleur marines ont dévasté la vie océanique. Nous devons nous mettre d’accord sur un traité fort cette année, afin que le travail de protection des océans et des communautés côtières vulnérables puisse commencer avant qu’il ne soit trop tard. »

Sans une session spéciale d’urgence pour conclure les négociations du Traité mondial sur les océans avant la fin de l’année 2022, il sera difficile de protéger 30 % des océans du monde d’ici 2030 – cet objectif qui, selon les scientifiques, est le minimum nécessaire pour donner aux océans l’espace nécessaire pour se reconstituer.

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