Éducation le SAEMESS demande le respect des accords signé par le gouvernement


A l’issu du quatrième congrès tenu par le SAEMSS, les membres de ce syndicats ont fait face à la presse ce jeudi 31 octobre 2019.Ceci dans le but de faire une déclaration de rentrée scolaire accès sur le respect des accords signés en 2018.


Le Syndicat Autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal(SAEMSS) a plus que jamais réaffirmé sa volonté de détermination face au gouvernement du Sénégal pour le respect des accords signés. Ainsi c’est à travers une rencontre avec que les membres dudit de ce syndicat l’ont confirmé avec fermeté. Le secrétaire général du SAEMSS M.Saourou SENE en est un « Au nom de tout le bureau exécutif national, je réitère notre ferme engagement et notre détermination sans faille à nous battre pour exiger du gouvernement du Sénégal la matérialisation de tous les accords signés et la prise en charge des préoccupations des enseignants du Sénégal. »Une situation qui perdure selon le porte-parole du SAEMS qui signale la signature du protocole du 30 avril 2018 et condamne avec fermeté le comportement du gouvernement du Sénégal qui n’a respecté ni les modalités de mise en œuvre des accords, ni les échéanciers arrêtés d’accord parties. A cet égard,Saourou SENE porte à la connaissance de l’opinion public qu’un diagnostic sans complaisance effectué par l’ensemble des familles d’acteurs lors de la session de pré-rentrée du haut conseil du dialogue et à l’occasion du séminaire de rentrée scolaire 2019-2020 du Men(Ministère de l’éducation National) tenus respectivement du 26 au 30 aout et du 16 au 19 septembre à Saly prouve à suffisance des manquements notaires dans la mise en œuvre des accords.
Le retard dans la mise en place d’un nouveau système de rémunération juste et équitable pour les agents de la fonction publiques, le retard dans le parachèvement du processus de dématérialisation des actes de la fonction publique pour mettre fin aux lenteurs administratives, les retards dans le paiement des rappels, les lenteurs dans la création du corps des administrateurs scolaires, les lenteurs dans la mise à disposition des parcelles non –viabilisées et les retards en ce qui concerne les virements des prêts au logement des fonctionnaires constituent pour ce dernier un panoplie d’accords auxquels le gouvernement devrait se pencher. A cet effet, il ajoute : « Malgré toutes les assurances données et la reprise des rencontres de monitoring depuis le 3 octobre 2019 suite aux multiples interpellations des syndicats, le gouvernement peine encore à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants. » En outre nombreux dysfonctionnements sont également un constat en ce début d’année scolaire 2019-2020 liés notamment aux redéploiement abusifs d’enseignants dans certaines IA et IEF sans motif valable(cas du prytanée militaire de Saint-Louis),aux retards dans l’organisation du concours des passerelles professionnelles et leur pérennisation dans l’enseignement technique, aux retards dans le démarrage des mises en positions de stages et aux surimpositions récurrentes notées dans les paiements des rappels dus aux enseignants.
Ainsi c’est dans ce contexte que le SAEMS avertit l’opinion public et n’écarte pas toute tentative de perturbation sur la présente année scolaire en cas du non-respect de l’engagement tenu par l’état du Sénégal. A ce sujet, le SAEMSS dans sa déclaration a pointé du doigt le pouvoir actuel comme unique responsable de toutes les perturbations qui pourraient découler de la situation de léthargie profonde qui prévaut en ce qui concerne l’application des accords et des nombreux cas de violation des droits des enseignants. Par ailleurs, M.Saourou SENE dans son discours n’a pas manqué de rappeler la question des sortants de la CNEPS qui sont en grève de la faim ce jeudi pour dire non au recrutement de charger de cours en EPS en réclamant le recrutement des diplômés du CNEPS « C’est la deuxième grève de la faim, c’est inacceptable »dit-il. Il poursuit : «nous n’accepterons aucun recrutement en terme de chargé des cours étant donné qu’il y’a des sénégalais, jeunes sénégalais formés correctement à faire l’éducation physique. »