Electrification rurale : la COMASEL sous-traite et soutir


La décision n 2019-07 de la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité porte les arrêtés ministériels portant attribution d’une licence de vente d’énergie électrique à l’Office National de l’Energie du Maroc (ONE)

 


Le régime actuel se glorifie de la pléthore de villages connectés au réseau électrique du fait de l’accélération dans l’exécution de son programme d’électrification rurale. Ainsi dés les premières années du premier mandat du président Macky SALL ,beaucoup de localités du département de Podor sur l’axe, dans l’Ile à Morphil et dans le « Diéri » ont eu le privilège du droit à l’électricité .La fourniture et la vente de l’électricité dans la plus grand nombre de ces localités est confiée à la filiale marocaine COMASEL (Compagnie Maroco – Sénégalaise d’Electricité). Au moment où le contrat SENELEC –AKILEE fait couler beaucoup d’encre, les populations bénéficiaires de cette électricité vendue par la COMASEL continuent de crier leur désaccord et ne savent pas à quel saint se vouer. Les abonnés sont répartis en deux types d’abonnements avec des compteurs à recharge mensuelle. Les clients à compteur S1 paie 1646 F chaque mois pour12 kWh et les autres à compteur S4 déboursent mensuellement 6766F pour 67Kwh. Ces différentes sommes sont majorée de 700 F (200f attribuée à COMASEL et 500F pour les revendeurs) .Mais ce qui est une arnaque pour les abonnés de la part de COMASEL c’est l’obligation pour chaque abonné de recharger chaque mois sans que l’énergie électrique prépayée soit épuisée. Les populations disent ne pas comprendre payer quelque chose qu’on n’a pas consommée. Elles ajoutent que ce code de recharge qu’elles reçoivent après achat , code composé sur le compteur permettant de disposer d’énergie leur rappellent celui des compteurs woyofal qui ne fonctionnent pas comme ça .Autre injustice pour les abonnés est que certains d’entre eux rechargent plus d’une fois dans le mois du fait du matériel électroménagers qu’ils utilisent tant que d’autres, sans épuiser l’énergie doit recharger sans quoi ils sont passibles d’une amende constituée du remboursement de toutes les recharges mensuelles non effectuées avec bonds de coupure ou reprise par la société du compteur .Les populations ont dénoncé cette injustice au plus haut lieu mais force est de constater que la solution à ce problème n’est pas encore trouvé. Et comme ça ne suffisait pas ces populations rurales à revenus très faibles n’ont même pas bénéficié du programme de résilience de l’état du Sénégal pour l’électricité et l’eau.
H NIANG correspondant Podor

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