Journée internationale de la migration : l’impact des financements internes et externes pour accompagner la politique migratoire au Sénégal.



A l’occasion de la journée internationale des migrants, un panel suivi d’un débat d’idée s’est tenue ce mercredi 18 décembre 2019 au centre Ahmadou Malick GAYE. Célébrée par la communauté internationale, cette journée commémore ainsi l’adoption de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.


Sur une initiative de l’Union pour la solidarité et l’entraide(USE) qui a célébré la journée en partenariat avec la CIMADE de 2003 à 2006, cet important événement a poussé la société civile notamment la REMIDEV (Réseau Migration et Développement) à organiser une rencontre ce matin. Cette rencontre sous forme de panel suivi de débats est une occasion pour les acteurs d’analyser et de partager leurs expériences autour de la thématique portant sur « l’impact des financements internes et externes dans la gouvernance de la migration au Sénégal. »L’objectif de cette rencontre offre l’opportunité aux acteurs d’échanger et d’analyser avec les participants et les invités sur leurs regards et perceptions de l’impact réel des financements dans la gouvernance de la migration au Sénégal en lien avec le contexte international. De manière plus spécifique, il s’agit d’échanger avec les participants sur l’évolution des paradigmes entre migration et développement, d’analyser l’impact des financements dans la gouvernance actuelle des migrations au Sénégal et leur lien avec le contexte de coopération internationale et de formuler des propositions citoyennes et alternatives permettant de répondre aux défis actuels et futurs.
M. Thierno Aliou BA, président de l’USC (l’union pour la solidarité et l’entraide) de son point de vue face à la situation des migrants au Sénégal pense à une volonté de politique migratoire de l’état en rapport avec la société civile (organisations non gouvernementales, organisations d’appui au développement) afin d’avoir une vision propre du Sénégal, pays d’accueil. A ce propos, il dit « Aujourd’hui les migrants sont fatigués, sont mal traités. Il faudrait qu’ensemble notre état, notre pays et nous puisse ensemble travailler main dans la main. »Ainsi il lance un appel à travers la mise en relation et une forte collaboration .Par rapport au thème abordé, il estime qu’il serait beaucoup plus à l’aise de voir le cheminement avec la construction d’un développement durable avec ceux qui sont là qui favorisera un développement humain, les meilleurs conditions et le retour dans la dignité « rester, comment rester ?partir, comment partir ?, revenir, comment revenir ? » Peste-t-il.
Mme Fatoumata GUEYE NDIAYE du haut conseil des collectivités territoriales « nous sommes là parce que nos conviction est que solutionner la problématique de la migration, il faut que nous soyons tous ensemble. »Ainsi selon elle cette journée va servir d’évaluer l’état de la mise en œuvre de cette politique de migration du pays, d’élaborer les contraintes, formuler des améliorations afin d’atteindre les objectifs fixés « je crois que si cette politique est correctement mise en œuvre en relation avec l’ensemble des acteurs qui interviennent, je crois qu’on pourra trouver une solution »C’est dans cette lancée qu’elle ajoute « l’état est partant, les institutions sont partantes pour une collaboration beaucoup plus accrue, beaucoup plus accentué avec les organisations de la société surtout avec la REMIDEV. »Sur l’état du financement, elle renseigne d’une somme de plus de 40 milliard injecté par l’état dans la mise en œuvre de cette politique migratoire.

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