La fondation TrustAfrica contre toutes forme de discrimination



La fondation TrustAfrica a organisé ce mardi 09 avril 2019 une conférence internationale sur le partenariat mondial pour des actions communes contre la discrimination basée sur le travail et l’ascendance y compris le système des castes. Cette rencontre s’est ouverte ce matin à l’hôtel Fleur de lys en compagnie de plusieurs acteurs.
La rencontre de trois jours dirigée par la fondation TrustAfrica a débuté ce matin par un dialogue approfondi avec les dirigeants des communautés africaines à propos de leurs expériences en matière de discrimination basée sur le travail et l’ascendance. Selon les acteurs cette conférence a permis de faciliter la compréhension des structures existantes au sein des sociétés qui perpétuent la discrimination avec comme objectif principal la création d’une plateforme pour les droits humains et le développement durable conformément aux objectifs de développement durable. Mme Penda MBOW, historienne à l’université Cheikh ANTA DIOP de Dakar affirme qu’il y’a des changements qui sont en train d’être opérés en faisant de la promotion de la citoyenneté comme crédo avant d’en rajouter que les organisations internationales ont beaucoup contribué à ce phénomène. Pour elle la caste n’est pas celui qui rencontre d’énormes difficultés sur le plan économique : « l’artisan, le griot, les autres y participent et occupent une place importante dans le développement économique, dans la production des biens et dans l’organisation de la société. »Même s’il existe des poches de résistance liée au statut matrimonial, lié au développement de l’enseignement professionnel ou la transformation des produits artisanaux en véritables produits industriels.
Ibrahima SALL, directeur exécutif de la fondation TrustAfrica est revenu sur cette rencontre en ses mots : « C’est très important aujourd’hui d’être ici avec les dirigeants engagés dans cette lutte contre la discrimination pour qu’ensemble trouver les moyens d’avancer cette lutte contre la discrimination sur diverses formes notamment celle qui affecte des personnes d’origine casté,l’esclavage sur le travail qu’ils font etc.. »Selon ce dernier, l’ambition c’est à partir de cette rencontre adopter une déclaration qu’ils vont pouvoir présenté aux nations unies afin d’utiliser une barre de lutte pour aider à des législations qui permettrait d’abolir cette discrimination.S’agissant des instruments de lutte déjà utilisés pour éradiquer cette discrimination dans le monde du travail, il souligne que c’est cela qui fait l’objet de la déclaration à adopter avec les participants composés de parlementaires des pays comme la Somalie, la Gambie et d’autres en plus des responsables d’organisation qui sont engagés dans cette lutte quotidienne sur ses formes de discrimination. A cet effet il dit : « la déclaration attire l’attention sur les pratiques qui existent et souligne un certain nombre de faits sur lequel il va falloir s’atteler pour que la discrimination s’arrête. »
Maréma TOURE, responsable pour les sciences humaines et sociales au niveau de l’UNESCO a tenu de rappeler de trois importantes choses dans leur travail de ces programmes tels que l’éthique, les droits humains et l’inclusion : « nous pensons qu’à la base de ses trois paramètres, tout nous impose à être ici. »Cette dernière a beaucoup fustigé ce phénomène de discrimination qui prend des proportions élevées et le qualifie d’un sérieux problème qui doit interpeller toute la conscience humaine et mondiale. Cette dernière en parlant de l’émergence pense d’abord à un changement de mentalités compte tenu des pays qui prisent sur des formes sociales.
Dieynaba AGNE

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