La gare routière de Galoya retrouve son ambiance d’antan 


Interrogé sur l’impact de la covid-19 sur leur secteur, El Hadj Ly, le président du regroupement des transporteurs de Galoya répond que les chauffeurs ont vécu deux mois très pénibles. Toutefois, il ne cesse depuis hier, date de la reprise de leurs activités, d’élever la voix pour alerter sur le respect strict des mesures barrières.

Quelques heures après la levée de l’interdiction du transport inter urbain la gare routière de Galoya renoue  avec l’ambiance qu’elle connaissait avant le début de l’état d’urgence. En effet, depuis le 23 mars 2020, le président de la république avait annoncé l’arrêt du transport inter-urbain. Ce lundi donc, c’est l’effervescence dans la gare routière. Mais le soulagement et l’inquiétude se lisent sur les visages des acteurs du transport, car si pour les chauffeurs c’est la fin de la galère, les coxeurs eux redoutent une application laxiste des conditions à respecter pour voyager édictées par les autorités étatiques. Un coxeur prénommé Ibrahima nous signifie sa peur : « les gens vont et viennent sans être testés. Le dispositif  recommandé  par les autorités étatiques est peu respecté mis à part quelques passagers qui ont porté  leur masque. » À ces entorses, le sieur El Hadj Ly, président du groupement des transporteurs de Galoya de répondre : « Le visage de la gare avait changé durant les deux mois d’interdiction du transport inter urbain. Ce lundi, s’il y a des travailleurs qui ont retrouvé le sourire, ce sont bien les charretiers qui transportent beaucoup de marchandises et des voyageurs qui veulent rallier des villages distants de la gare. Le transport favorise d’autres activités économiques comme le commerce exercé pour la plupart par des femmes. Avec la levée de l’interdiction du transport interurbain, la vie reprend petit à petit à Galoya…

H NIANG PODOR

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