Lancement de gestion budgétaire :Des solutions correctes pour une finance publique



Le lancement de la gestion budgétaire 2020 a réuni beaucoup d’acteurs ce mardi 21 janvier
Avec la présence du ministre des finances et du budget M. Abdoulaye Daouda DIALLO, l’atelier de lancement budgétaire a suscité de nombreux échanges entre les différents acteurs travaillant sous la tutelle de ce département.

Le ministre des finances et du budget M. Abdoulaye Daouda DIALLO a présidé ce matin un atelier de lancement de la gestion budgétaire 2020, dans un contexte particulier marqué par un changement de paradigme avec le basculement en budget programme et la déconcentration de l’ordonnancement. Il s’y ajoute, tel que mentionné que l’atelier de lancement du budget 2020 est organisé dans le cas d’une mise en œuvre intégrale des innovations induites par le nouveau cadre harmonisé de gestion des finances publiques contenues de 2011.
En vue de constituer un exercice capital de cadres d’échanges au cours duquel il est rappelé aux différents acteurs de la chaine de la dépense quelques règles et principes fondamentaux de l’exécution de la dépense publique, l’occasion est ainsi offerte aux acteurs d’identifier ensemble les multiples écueils qui entravent l’exécution budgétaire et pour lesquels il convient d’apporter des solutions. A cet égard, le rappel des points essentiels de la nouvelle réglementation budgétaire, comptable et financière et l’identification des contraintes notées dans l’exécution du budget de l’état aux fins d’assurer une gestion correcte des finances publiques constituent le principal objectif de cet atelier. Les objectifs spécifiques se définissent par le partage avec les acteurs, des dispositions de la circulaire portant mise en place des crédits et exécution du budget de l’état au titre de la gestion 2020,d’informer les acteurs sur les difficultés notées dans la gestion des dossiers de passation de marchés publics et de partager les informations sur le dispositif mis en place pour la gestion de la période transitoire.


Un exercice qu’il qualifie important dans le sens qu’il constitue une première phase où les crédits sont directement destinés à des programmes définis mais aussi d’un élément clé qui est la déconcentration de l’ordonnancement. Dans cette lancée il précise que néanmoins le ministère des finances n’est pas la structure qui va procéder à l’ordonnancement des dépenses mais plutôt du déplacement du ministre sectoriel qui à son retour va ordonnancer les dépenses de son ministère.
S’agissant de l’unicité du programme, il affirme « Nous sommes obligés de surveiller le risque de décaissement global de tous les besoins de façon à avoir en fin d’année un niveau de décaissement acceptable. »Sur la question de la tension budgétaire dont il s’est prononcé, il renseigne de la différence des termes(budget différent de paiement)Dans ce sillage, il confirme « Pour l’année 2019,nous avons eu un surplus de financement qui a fait que nous été obligé de reporter une partie, de faire fond à 2020 » autrement dit une opportunité à exécuter mais faute de plage budgétaire .Par rapport à la dette, le ministre sou tend d’une économie qui répond de toutes les normes entrant dans la situation multilatérale avec comme partenaire l’UEMOA.Ainsi selon les informations fournies par le ministre, le déficit budgétaire est de 3%,une inflation qui tourne autour d’1% contre une norme acceptée de 3%(54% du PIB contre une moyenne admise de 70%).Il conclut en pensant en ses termes « l’endettement c’est un moyen que doit utiliser n’importe quel pays y compris le Sénégal pour pouvoir financer son developpement.Nous,nous avons pris cette option et nous pensons que nous avons un endettement sain utilisé dans le cadre des infrastructures de développement vers l’émergence. »

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