Le consortium »AGIR ENSEMBLE » milite pour l’adoption accélérée d’un code de l’enfance complet et ambitieux



Le rapport mondial sur les droits des enfants a été lancé ce mardi 17 septembre 2019 par le consortium « Agir ensemble »Se regroupant autour de 6 ONG internationales, ce consortium vise l’adoption accélérée d’un code de l’enfant complet et ambitieux.


Le consortium « Agir ensemble pour les droits des enfants Maintenant ! » s’est plus qu’engager pour la cause de l’enfance en procédant ce matin à un rapport mondial situationnel sur les droits des enfants. Pour marquer les 30 ans de l’adoption de la convention relative aux droits de l’enfant, ce consortium salue les progrès enregistrés datant de 1989 au Sénégal en matière de droits de l’enfant en invitant l’état à accélérer l’adoption d’un code de l’enfant complet et ambitieux. C’est en 2018 que les six ONG composés de ChildFund Alliance, du Plan International, Save the Children International, SOS Village d’Enfants, Terre des Hommes et World Vision ont noué un partenariat au niveau mondial pour travailler ensemble, pour et avec les enfants, en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde à l’horizon 2030.
Ainsi en se prononçant sur l’objectif qui est de faire la présentation du consortium, du plan d’action et du rapport situationnel des enfants, la directrice générale SOS village des enfants Mme Salimata GAYE DIAGNE renseigne qu’il s’agit d’abord d’un programme porté par l’ensemble des organisations. Selon la directrice générale cela constitue un des moments forts qui marque le trentième anniversaire de la convention internationale relative aux droits des enfants. En dépit des efforts notés au Sénégal, elle n’a pas manqué quand même de souligner certaines incompréhensions en ces propos : « il faut reconnaitre que des millions d’enfants ne vont toujours pas à l’école, vivent dans la pauvreté, ne sont pas enregistrés à la naissance, sont exploités, subissent des violences et font l’objet de mauvais traitement et de négligence. »Sur ce, il l’assimile à un travail inachevé et tient à soutenir l’état auprès de ses engagements afin que les droits des enfants soient véritablement réalisés et maintenant. « Nous nous disons agissons tous ensemble pour mettre fin aux violences faites aux enfants. »dit-elle.
Selon elle, c’est un taux de 33% qui ne sont pas inscrits en plus de signaler de la lenteur du taux de mortalité maternelle. Elle ajoute : « nous sommes dans un pays ou culturellement on ne donne pas la parole aux enfants, culturellement on ne prend pas la position de l’enfant avant de prendre une décision » déclare-t-elle .A ce propos elle aborde la question de la mendicité qui à titre d’exemple n’intègre pas les enfants.Cependant,des recommandations ont été formulé dont le code de l’enfant qui doit devenir une priorité politique adopté au plus vite offrant des réponses à des problèmes urgents comme le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, la réactivité du parlement des enfants pour faire de la participation des enfants une réalité effective permettant à tous les enfants de contribuer et prendre part à la définition des politiques publiques et des décisions les concernant et d’une meilleure intégration de la protection de l’enfant dans les politiques publiques et plan sectoriels par l’état.

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