Le grand cadre se rebelle sur le non-respect des accords de l’Etat.


Le grand cadre des syndicats d’enseignants a tenu une conférence de presse ce vendredi 18 janvier au siège de l’organisation des instituteurs du Sénégal. Cette rencontre qui a regroupé plusieurs syndicats a fait l’objet de plusieurs préoccupations des acteurs évoluant dans le système éducatif.
Le grand cadre des syndicats d’enseignants qui regroupe le SELS/O, CDEFS, SEPPI, UNE, SDEA, OIS, OPES a fait face à la presse ce matin pour la dénonciation du non-respect des accords. Pour lutter contre cette préoccupation qui concerne les acteurs de l’éducation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, le GRAND CADRE a décidé de déposer un préavis de grève pour exiger le respect des accords et la prise en charge significative des enseignants de la part du gouvernement du Sénégal. Le vice coordonnateur du GRAND CADRE et secrétaire général de l’OIS, Hamidou BA a tenu d’abord à faire un point sur les lenteurs administratives dont ils sont victimes. A ce sujet il a tenu à rappeler du protocole d’accord que l’état du Sénégal s’était fixé depuis le 17 février 2014 avec les organisations syndicales. Pour celui ci depuis la rencontre avec le PM du 30 avril 2015 « beaucoup d’eau ont coulé sur le pont. »Avant de comparer cet état de fait à la loi du plus fort : « nous avons des autorités qui font la ruse, le dilatoire, le polissement comme de gestion des conflits. »dit-il.S’agissant sur le protocole d’accord avec le G6, il qualifie cela comme du « statuquo qui ne bouge pas en vérité. »
Selon Oumar Wally ZOUMARO secrétaire général du SELS originel, coordonnateur du GRAND CADRE et membre de l’inter cadre des cadres de syndicat d’enseignant, cette situation renseigne d’un préavis qui a expiré en 2018.Il en découle dans sa déclaration du non-respect des engagements de l’état vis-à-vis des différents questions de revendications mais aussi il se désole du comportement du ministre de l’éducation avant d’évoquer ceux de leurs collègues qui ne disent pas les choses telles qu’elles sont.Ainsi,Oumar Wally ZOUMARO a réitérer dans ses propos un préavis de grève qu’ils ont déjà déposer. Parmi les différents points qui s’articule autour de ce préavis, il cite :le respect de tous les accords signés avec les syndicats d’enseignants allant du 17 février 2014 au 30 avril 2018,le respect du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants, l’augmentation substantielle de toutes les indemnités allouées aux enseignants, le relèvement de manière substantielle de la part réservée à la petite enfance et au préscolaire dans le budget de l’éducation, la diligence dans la mise en place des crédits aux logements(DMC),la fin des lenteurs administratives(sorties des actes,alignement,payement de tous les rappels) et l’effectivité des parcelles pour le « Groupe des huit(8) »syndicats non attributaires de parcelles.
Même si le secrétaire général du SELS originel et coordonnateur du GRAND CADRE est conscient des mêmes causes qui produisent les mêmes effets, il n’en demeure pas pour lui de confirmer que les enseignants sont déterminés à faire aboutir les revendications. C’est dans ce contexte qu’il affirme « nous sommes entre le marteau de l’état et l’enclume de la base. »Interpellé sur la question de surseoir les grèves après les élections comme ce fut le cas avec les syndicats de la santé, il conclut en ses termes « Nous, nous n’avons pas un agenda politique, nous avons un agenda syndical et nous veillerons à ce que les préoccupations des enseignants soient prises en charge. »
Dieynaba AGNE

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