Le Réseau « SIGGIL JIGGÉEN »pour une application de la loi sur la santé de la reproduction



Le réseau « siggil jigéen » a organisé ce mercredi un atelier de consultation sous régionale des organisations de la société civile sur la conférence internationale sur la population et le développement ce mercredi 23 octobre 2019.Une occasion pour le Sénégal dans sa campagne de plaidoyer de travailler sur la santé et le bien-être, l’éducation de qualité et sur l’accès aux ressources énergétiques.


Dans le cadre du lancement d’une campagne de plaidoyer au niveau de la campagne Deliver For Good(DFG),le Sénégal a choisi de travailler sur la santé et le bien etre,l’éducation de qualité et sur l’accès aux ressources energétiques.La campagne Deliver For Good qui est une initiative mondiale appliquant une perspective de genre aux objectifs de développement durables(ODD) et promettant 12 investissements pour les filles et les femmes a boosté le Sénégal de s’inscrire sur cette lancée. A cet effet l’objectif général est de mobiliser les acteurs autour du renforcement du plaidoyer sur la signature des décrets d’application et faciliter la mobilisation des ressources additionnelles à travers le développement d’approches innovantes, en vue d’accélérer l’accès des adolescentes et jeunes à des informations et à des services de planification familiale de qualité au Sénégal.
La présidente du réseau siggil jigéen Mme Safiètou DIOP FALL, coordonnatrice de la campagne Deliver For Good au Sénégal est revenu sur l’atelier dans son contexte « nous sommes actuellement en train de nous préparer pour Nairobi +25 c’est-à-dire l’évaluation à la plateforme du Caire 25 ans après par l’ensemble de la communauté internationale sous l’égide du système des nations unies à travers UFPNA. » En voulant se prononcer sur le retard du décret d’application sur la santé de la reproduction, cette dernière estime qu’un rapport a été soumis tout en précisant des progrès accomplis. A ce sujet, elle dit : « effectivement nous sommes en train d’évaluer. En matière de progrès, le Sénégal a fait un grand pas de géant, il faut le dire. »Ainsi, elle renseigne d’un taux de 12% passée de 2012 à 26% en 2019 en terme de taux de prévalence contraceptif autrement dit de planification familiale.S’agissant de la mortalité maternelle, celle-ci parle de recul même si des gaps extraordinaires sont à noter en particulier la prise en charge en ce qui concerne la reproduction des jeunes et des adolescents. Certes le Sénégal est en accompagnement avec d’autres pays à l’élaboration de leur loi d’application à l’image du Mali depuis 2005 mais cela n’empêche pour la coordonnatrice de la campagne de confirmer la non application de la loi en ces propos « une loi sans décret d’application est une loi morte » renchérit-elle.
Dans cette logique, elle a tenu à souligner que la société civile de son plein droit a toujours accompagner l’état du Sénégal pour régler ce blocage par rapport à ce décret d’application « nous avons mis en place une plateforme qui regroupe l’ensemble des organisations qui travaillent sur la santé, les femmes, les syndicats aussi et les ministères(ministère de la santé, de la justice, de la famille).Nous avons invité tous les sectoriels à aller avec nous dans le sens d’élaborer des projets de décret d’application de cette loi. »En d’autres termes d’après Mme DIOP c’est à l’état de réagir en soutenant que les projets étaient déjà soumis au chef de l’état même si elle comprend les pesanteurs à gérer.

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