Le SIDA : « Connait ton statut », le CNLS sensibilise


Le conseil national de lutte contre le Sida(CNLS) a organisé un atelier de partage avec les médias ce matin. Ceci en prélude de la journée mondiale de lutte contre le Sida qui se tiendra le 01 decembre2018.Plusieurs acteurs évoluant dans le secteur de la santé ont tenu à assister à cet atelier.

C’est dans le cadre de préparation de la commémoration de la 30ème édition de la journée mondiale du Sida qui se tiendra le 01 décembre 2018, que le CNLS a tenu à organiser un atelier de partage. Ceci en guise de discussion et de sensibilisation sur cette maladie chronique. Mme Safietou Thiam, secrétaire exécutif du CNLS est largement revenu sur cette maladie « Pour répondre au Sida, il faut connaitre  d’abord la situation du VIH dans le pays. Pour ce qui concerne la situation du Sida au Sénégal, nous pouvons dire que l’épidémie est entrain de baisser dans notre pays. La prévalence est de 0,5%, l’épidémie est toujours féminine, on a 3 femmes pour deux hommes et cette épidémie est toujours concentrée dans des groupes de population comme les hommes qui ont des relations avec les hommes, les  consommateurs de drogue, les détenus mais également cette prévalence est élevée dans les zones que nous appelons les régions vulnérables qui sont les régions du Sud et du Sud-Est. »

S’agissant des enjeux, elle explique « l’enjeu majeur c’est qu’il y’a une baisse des ressources financières. Donc nous devons atteindre plus de résultats avec moins de ressources et ce que ça amené comme défi c’est d’essayer de voir dans quelle mesure mettre en œuvre un plan de transition qui permet de sortir des financements extérieurs et de faire financer notre riposte par des ressources domestiques. » Et pour expliquer le concept de la démédicalisation, elle dit « la démédicalisation, c’est une stratégie qui permet comme le contexte du Sénégal ou y’a pas assez de médecins pour tout le monde, de permettre à des non médecins, ça peut être des infirmiers ou des sages-femmes mais aussi ça peut être des travailleurs communautaires à faire des activités que d’habitude faisaient les médecins. »En plus de cela, elle rajoute « Il y’a des stratégies de dépistage que les communautaires peuvent utiliser, ils peuvent eux même manipuler ses tests pour offrir le dépistage et on va au laboratoire pour confirmer. Donc c’est la démédicalisation du dépistage mais aussi c’est la démédicalisation du sous traitement. »

Pour le thème de cette journée mondiale intitulée « connait ton statut », la secrétaire du CNLS « c’est un message que nous lançons à tout le monde. Aujourd’hui à l’instar du groupe sanguin, chacun devrait connaitre son statut vis-à-vis du statut. » Et sur ce point, elle dit « Si vous êtes négatif, vous mettez en place une stratégie pour rester négatif, si vous êtes positif vous prenez vos traitements pour ne pas tomber malade et ne pas transmettre la maladie. » Et pour le développement d’une quelconque stratégie qu’elle peut être, elle renseigne « Nous, la stratégie que nous développons, c’est la promotion du dépistage à travers donc toute cette communication pour que les gens se fassent dépister, c’est renforcer d’abord les services de dépistage du ministère de la santé, c’est amener les services de dépistage mobile au niveau des communautaires et élargir la palette de dépistage. »

Précédent INCENDIE A DIOURBEL: Le marché Ndoumbé Diop encore visité par les flammes
Suivant Séminaire de formation sur la réadaptation cardio-vasculaire et l’éducation thérapeutique du patient La prise en charge, une solution pour améliorer l’état de santé des patients