L’école des sables la célèbre danseuse germaine Acogny passe le temoin a la jeune génération


L’école des Sables implantée à Toubab Dialaw, est un centre de formation international dédié à la danse contemporaine. Danseurs et chorégraphes venus de l’Afrique et d’autres continents s’y retrouvent pour se perfectionner en danse. Fondée depuis 1998, par la danseuse de talent, Germaine Acogny et son mari, Helmut Vogt, ces derniers ont décidé de donner une nouvelle souffle à l’école avec une nouvelle génération et une nouvelle équipe artistique.

Face à la presse, ce samedi, ils n’ont pas manqué de se prononcer sur la construction du Port de Ndayane qui menace l’école et le village de Toubab Dialaw mais aussi les instructions du chef de l’État pour le financement de l’établissement qui tardent toujours à se réalis

Au bout d’une allée sableuse, perdue au fond du village de Toubab Dialaw, l’École des sables apparaît en pleine brousse, non loin de la mer. Cette école est d’autant plus spéciale qu’elle s’avère l’une des seules à proposer une formation professionnelle reconnue au niveau international en matière de danse. L’École des Sables a tout d’un « miracle ». C’est l’un des seuls établissements de formation pour les danseurs sur le continent africain. Grâce à sa fondatrice, Germaine Acogny, grande chorégraphe béninoise, quelques centaines de personnes ont pu faire de cet art leur métier.

Inaugurée en 2004 et après plusieurs années passées à la tête de cette école, Germaine Acogny, icône de la danse estime que celle-ci est bien aimée au Sénégal. Cependant elle déplore le fait que la danse est le parent pauvre de la culture.  » La danse doit être traitée comme les autres métiers. Il faut soutenir la culture car sans la culture nous ne pouvons pas vivre, la culture c’est la vie » martèle la  » mère  » de la danse africaine. Parlant de l’avenir de l’école, le couple Germaine Acogny et Helmut Vogt a décidé de laisser la place à une nouvelle génération avec une nouvelle équipe artistique.

D’ailleurs, la co-directrice artistique Alexandrie Seutin a promis de faire évoluer la danse.  » Nous allons essayer de faire de notre mieux et faire avancée la danse africaine contemporaine. Dans nos projets immédiats nous allons créer des connexions avec les universités, recréer la Compagnie Jant bi avec de jeunes danseurs sénégalais pour faire des tournées nationales puis internationales ».

L’Ecole des sables de Toubab Dialaw devrait recevoir une vraie bouffée d’oxygène avec un financement promis par le président de la République qui avait accordé en 2019, une audience à sa fondatrice, Germaine Acogny après que celle-ci ait gagné le prix de la CEDEAO. » Le président a donné des instructions mais on attends toujours de voir » se désole-t-il

La construction du port de Ndayane devant accueillir des conteurst pourrait anéantir plus de 20 ans de travail.  » Si ce projet du port venait à voir se réaliser ce sera la fin de l’école et du village de Toubab Dialaw. Cette belle zone environnementale risque de subir la pollution et de disparaitre, les pêcheurs vont se retrouver en chômage. On espère que les autorités vont surseoir à l’idée de construire ici un port » Helmut Vogt co-fondateur de l’école des Sables.e

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