Les Sept Maux qui Étranglent le Sénégal selon Boubacar Kamara


Lors de son intervention dans l’émission L’opinion sur Walf, Boubacar Kamara a délivré un message puissant et engagé en identifiant avec précision les sept maux qui minent l’essor du Sénégal. Tout d’abord, il a pointé du doigt la manipulation de la Constitution, traitée comme un simple « morsotayukaay », une pratique qui consiste à changer la Constitution à des fins personnelles ou politiques, sapant ainsi les bases démocratiques du pays. Cette manipulation peut conduire à des crises politiques et institutionnelles, compromettant la stabilité du Sénégal.

Ensuite, Kamara a mis en lumière les menaces persistantes pesant sur la paix, la sécurité et la justice dans le pays. Les conflits internes et les défis sécuritaires, notamment dans les régions frontalières, constituent des obstacles majeurs au développement et au bien-être des citoyens. L’absence d’un système judiciaire intègre et efficace entrave également l’accès à une justice équitable pour tous.

Un autre maillon faible identifié par Kamara est l’instabilité du système électoral. Le manque d’intégrité et de stabilité dans le processus électoral peut compromettre la légitimité des institutions et la confiance du peuple envers les décideurs politiques. Les élections libres et équitables sont essentielles pour garantir une gouvernance démocratique et transparente.

Par ailleurs, le chômage massif des jeunes est un problème majeur au Sénégal. Cette situation désespérante conduit à des conséquences tragiques, notamment l’émigration irrégulière, où de nombreux jeunes risquent leur vie dans l’espoir de trouver de meilleures opportunités à l’étranger. Cette réalité est un appel à l’action pour créer des emplois durables et des perspectives d’avenir pour la jeunesse sénégalaise.

Kamara a également pointé du doigt la politique politicienne centrée sur la recherche du profit personnel. Les décisions politiques motivées par des intérêts personnels plutôt que l’intérêt général ont des répercussions désastreuses sur les institutions publiques, affaiblissant l’administration et la justice. Une telle culture politique nuit à la mise en œuvre de politiques et de programmes bénéfiques pour la population.

Enfin, le dernier fléau mis en avant par Kamara est la corruption endémique et le manque de respect dans la société sénégalaise. La corruption mine l’économie, nuit à l’efficacité des services publics et crée un climat d’injustice sociale. Le manque de respect mutuel compromet la cohésion sociale et entrave la construction d’une communauté solidaire et unie.

En identifiant ces sept maux, Boubacar Kamara en appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour surmonter ces défis majeurs. Il souligne l’importance de la responsabilité politique, de la transparence et de l’intégrité pour bâtir un avenir plus prospère et équitable pour le Sénégal et ses citoyens. Ce cri d’alarme devrait servir de catalyseur pour mobiliser toutes les forces vives du pays en faveur du changement et du progrès.

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