Lutte contre la dengue Les acteurs de la santé appellent à la vigilance et à la sensibilisation de la population sénégalaise


A quelques jours de la célébration du grand magal de la ville sainte de Touba, les acteurs de la santé ont pris d’importantes mesures de précautions contre la maladie de la dengue. Ceci a l’objet d’un point de presse tenu au ministère de la santé ce mardi 22 octobre 2018.

Face à la presse, lesacteurs de la santé ont tenu à faire un point sur la maladie de la dengue. Dr Mamadou NDIAYE et directeur de la présentation a fait une petite présentation de la dengue. La dengue définit comme une maladie transmise à l’homme par la piqure d’un moustique appelé Aèdes aegypti se développe que dans de l’eau propre comme l’eau des canaris, des pots de fleurs, l’eau des collimateurs recueillie dans des récipients, des réservoirs mal couverts renseigne-t-il.

Selon ce dernier, le moustique qui cause la Dengue pique surtout pendant la journée entre 15 et 19h et moins la nuit. Il convient de souligner selon le docteur que le moustique préfère l’ombre des arbres, des fleurs, des bâtiments…Cette maladie endémique présente dans plus de 100 pays sévit dans les zones tropicales. C’est dans ce contexte qu’il affirme qu’elle est présente durant toute l’année.

Revenant sur la transmission, l’eau qui est gardée dans un récipient non ou mal couvert pendant 3 jours et les œufs laissés par l’Aè des responsable de la dengue deviennent des larves et ensuite des moustiques d’où la propagation de la maladie.

Cependant le directeur de la  prévention Mamadou NDIAYE a fait une remarque selon laquelle que la maladie est considéré comme bénigne « je répète la dengue est une maladie bénigne mais pas grave,Sur 100 malades y’a 1%  qui peut faire grave. Une fièvre forte, des maux de tête persistants, des courbatures (douleurs articulaires, musculaires), une apparition de boutons sur la peau, des nausées et du vomissement sont la principale manifestation de la dengue. Le Dr Mamadou NDIAYE recommande l’empêchement aux moustiques de se reproduire et détruire tous les objets hors d’usage pouvant contenir de l’eau. L’enquête menée par la direction de la prévention montre une localisation au niveau de 3 régions que sont Fatick,Gossas,Touba,et Coki.Pour une meilleure lutte anti vectorielle, la destruction des gites larvaires par la mobilisation des acteurs communautaires, action de pulvérisation in tra domiciliaire dans les concessions des cas positifs à la Dengue et dans les concessions adjacentes par la brigade régionale d’hygiène de Diourbel et la pulvérisation extra-domiciliaire dans la ville de Touba du 14 au 17 octobre ont été réalisés.

Le médecin colonel Moussa DIENG SARR quant à lui souligne qu’il n’y a pas de vaccin à cette maladie et précise qu’à ce propos que les mesures de lutte reposent sur la lutte contre ce vecteur. A ce sujet, le colonel salue la mise en place d’un système de surveillance  par le ministère de la santé en collaboration avec l’institut pasteur qui parvient à détecter l’apparition des premiers cas d’où la facilitation de la riposte qui permet de diminuer de manière très drastique population de moustiques qui transmet le virus. Par rapport à la lutte, le colonel révèle que c’est des mesures particuliers qui doivent être prise raison pour laquelle il invite la population et à la presse d’amplifier le message concernant les gites comme étant les lieux potentiels de reproduction de ce moustique.

Et par rapport à la sensibilisation, le colonel porte à la connaissance des personnes qu’ils sont le plus souvent appuyés par des relais communautaires et les agents. L’autre mesure aussi est la campagne de pulvérisation en masse qui est aussi d’une importance capitale afin de réduire toutes ces souches de moustiques qui sont infectés. A ce titre, le colonel se réjouit de la mobilisation des populations de Fatick durant un week end ceci par des opérations de « set setal » qui sont fait de manière très significatives. Au-delà de la pulvérisation spatiale, le colonel informe aussi d’une pulvérisation intra domiciliaire comme ce fut le cas à Touba qui consiste à aller dans les maisons en cas de malades et les traiter. Sur les chiffres enregistrés, Mamadou NDIAYE renseigne qu’à la date du 22 octobre, 221 cas de prélèvement traités dont 50 cas positifs recueillis même si cela n’est pas plus intéressant mais plutôt l’allure de la courbe et signale qu’il s’agit d’un seul cas de décès en plus de dire qu’il est loin d’affirmer que ce cas est décédé de dengue. Dr Boly venu de Touba tente de redonner confiance à la population et dit seulement que cela d’une dramatisation et qu’un dispositif exceptionnel est pris pour la réduction de ce vecteur : « on est à l’aise pour riposter et des mesures qui sont planifiés sont en train d’être exécuter .»

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