Migration: L’OIM S’engage pour la lutte contre la nouvelle forme de migration irréguliére


Un atelier sur les nouvelles dynamiques migratoires s’est tenu ce jeudi 26 septembre 2019 par l’OIM.Conscient de ce phénomène migratoire devenue plus complexe, dynamique et difficile à cerner tant au niveau mondial qu’à l’échelle locale, ses acteurs ont jugé nécessaire de faire un travail de recherche afin de renforcer la compréhension collective des zones, des routes, des itinéraires et des profils migratoires pour informer, de prendre des mesures de protection nécessaires et d’apporter une réponse efficace.


Le phénomène de l’immigration est devenu de plus en plus récurent chez la population jeune d’où on assiste à de nouvelles formes revêtant deux caractéristiques essentielles à caractère massif(un nombre important de jeunes exprimant leur souhait de partir) et irrégulier(des jeunes qui utilisent des voies et moyens précaires pour quitter le Sénégal).Ainsi ,c’est en juillet 2018 qu’une étude exploratoire de l’OIM a enregistré plusieurs tentatives de départ et plusieurs personnes interpellées dans les régions côtières du Sénégal ,Saint-Louis,Thiès,Fatick et Ziguinchor allant de janvier à juillet 2018.Selon les autorités, la Gambie et la Guinée-Bissau constituent aussi des points de départs privilégiés. Ceci est corroboré par l’augmentation des retours de migrants au Sénégal du Maroc accompagnés par l’OIM en provenance de ses régions littorales (de 1% des retours à Thiès en 2017 à 40% en 2018).C’est dans ce contexte qu’une étude est apparue pour mesurer l’ampleur de cette nouvelle dynamique migratoire qui semble marquer une recomposition des parcours au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. L’objectif principal est de mieux comprendre et d’expliquer la dynamique actuelle de la migration au Sénégal marquée par une reprise de la migration irrégulière par voie maritime en direction de l’Espagne et proposer des orientations dans le but de mieux répondre aux besoins des populations concernées qui proposent ou utilisent des services pour cette voie de migration irrégulière.
Le représentant de l’Organisation Internationale pour les migrations(OIM) au Sénégal, Bakary DOUMBIA estime que la zone maritime est reprise pour les migrants allant des pays de la cote pour aller vers l’Espagne. En terme de chiffre, il délivre plusieurs centaines de personnes mené à travers une enquête spécifique estimés à 5000 sénégalais environs concernant leur retour au Sénégal en plus de souligner d’abord la tendance qu’est devenue la migration.S’agissant du profil du migrant, selon M.DOUMBIA des jeunes et des personnes mariés parfois en charge de leur famille pensent à une meilleure vie comparée à leur pays d’origine au moment de leur départ. Il poursuit « ce sont des personnes qui travaillent dans le domaine de l’agriculture et de la pêche en genéral.Beaucoup de ses personnes là à plus de 45% sont à leur deuxième ou à plus de deux tentatives de leur départ. »Renchérit-il. En outre, il évoque aussi la stigmatisation qui est un des facteurs qui les poussent à repartir avec un fort taux de pourcentage à majorité d’hommes. A cet effet pour stopper la migration irrégulière.M.Bacary DOUMBIA recommande vivement la sensibilisation en utilisant la bonne méthode (sensibiliser le migrant et les parents, nommer les risques et élaborer le potentiel de migrants), créer des activités dans les zones d’origines afin de participer à leur situation et maintenir les jeunes sur place entres autres.