Panel sur les enjeux de la criminalisation du viol

Les parties prenantes appellent à une application de la loi
C’est dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles qu’un panel scientifique a été organisé ce lundi 25 novembre 2019 par le ministère de la femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants. Avec le thème portant sur les enjeux de la criminalisation du viol, les panélistes ont beaucoup échangé sur la question.


Suite aux nombreux cas de viol récurrents au Sénégal et faisant de victimes, un panel scientifique sur la problématique du viol au Sénégal s’est ouvert ce matin. Sous la présence des participants, les parties prenantes ont discuté sur le sujet en dégageant les voies et moyens pour une éradication définitive de ce phénomène. Ainsi le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants avec l’appui de ses partenaires développent de nombreuses initiatives afin de renforcer les mécanismes de prévention et de réponses face aux VBG.L’objectif principal étant de renforcer la mobilisation de tous les acteurs dans la mise en œuvre des stratégies de lutte contre le viol contient des objectifs spécifiques dont :créer un temps fort de dialogue et de communication pour mettre fin au viol et de contribuer au processus d’adoption de la loi criminalisant le viol et la pédophilie.
Ce panel qui ouvre le début des activités contre les violences faites aux femmes suivi d’un rappel du projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie selon Dr Fatou NDIAYE, directrice de la famille et de la protection des groupes vulnérables au Ministère de la famille a permis de réunir les acteurs(justice, santé société civile et ministères sectoriels) pour anticiper l’accompagnement de ce loi. A cet effet une feuille route est constituée tel que l’engagement de la société civile, les groupements de femmes, des marches prévus avec les jeunes, sensibilisation au niveau des écoles etc…Par rapport à cette situation de Daara de koki, la directrice dénonce et interpelle le ministère pour que justice soit faite.
Selon la représentante de l’AJS les chiffres révèlent 10 mil cas de viols depuis le début de l’année dont 12.280 cas de viol(violences sexuelles) et renseigne que toutes les formes de violences chez les enfants et femmes seront communiqués sous formes de tableaux détaillés.S’agissant de la correction que l’on doit appliquer aux auteurs,l’AJS affirme que son rôle s’arrête à la dénonciation des faits, à la sensibilisation des populations et à les encourager pour dénoncer les faits en plus d’accompagner les victimes pour l’accès à la justice afin que leur dossier soit transmis et jugé par le procureur de la république « C’est pas à nous d’appliquer la justice, c’est que nous ne sommes pas encore satisfaite de la manière dont c’est appliqué ou des peines affligées. »déplore-t-elle.