Plus de 7000 enseignants décisionnaires réclament une meilleure gestion de carrière…


PLUS DE 7000 ENSEIGNANTS DÉCISIONNAIRES RÉCLAMENT UNE MEILLEURE GESTION DE CARRIÈRE...
PLUS DE 7000 ENSEIGNANTS DÉCISIONNAIRES RÉCLAMENT UNE MEILLEURE GESTION DE CARRIÈRE...

Les décisionnaires (7000) de l’enseignement se disent victimes d’injustice, et veulent être reversés dans le corps de la fonction publique. Ils demandent par la même occasion, l’abrogation de la circulaire 009 avec effet rétroactif afin que les décisionnaires puissent voyager avec leur ancienneté de 40% à l’élémentaire et 30 % au moyen-secondaire et que l’Etat prenne les dispositions pour loger tous les enseignants au FNR. Ils demandent en outre que l’Etat relève le niveau de cotisation sociale et l’harmonise avec celui du FNR pour que ceux qui ne rempliraient pas les conditions d’éligibilité pour le reversement puissent, à l’instar des professeurs d’université, bénéficier au moins de 60% de leur salaire à la retraite et enfin, qu’il n’y ait plus de décisionnaires dans le système éducatif. Ces enseignants regroupés dans  l’Union des collectifs d’enseignants décisionnaires ont fait face à la presse pour revendiquer un mieux-être.

En effet, « il y a une catégorie d’enseignants, recrutés dans les mêmes conditions, ayant subi la même formation dans les mêmes CRFPE, étant ventilés dans les mêmes établissements, étant assujettis aux mêmes tâches et étant astreints aux mêmes résultats, mais qui ont un traitement différent sur le plan de leur carrière » a expliqué Fatou Ngom Cissé, coordonnatrice du collectif. Cette situation, dit-elle, est inconfortable, rabaissante, humiliante et dégradante et a fini de décourager, démotiver, démoraliser des milliers d’enseignants. « Ces enseignants, recrutés généralement très jeunes, se retrouvent souvent frappés par la limite d’âge à cause de plusieurs paramètres indépendants de leur volonté (lenteurs et lourdeurs administratives, visites trop tardives des corps de contrôle, le système de quotas, formation diplômante tardive à la Fastef, la non prise en compte de la date de recrutement…).. »
 
Une carrière en dents de scie 
 
Les conséquences de cette situation « désastreuse, alarmante et inquiétantes sont nombreuses ». La coordonnatrice affirme que l’enseignant décisionnaire revient au grade le plus bas lorsqu’il change de corps. C’est-à-dire qu’il se fait, de très loin, dépasser en grade par un fonctionnaire qui a commencé en même temps que lui. C’est ce qui explique, qu’ après plus de 25 ans de service, que les décisionnaires qui sont les plus anciens dans les écoles, sont, sur le plan hiérarchique, les moins gradés et doivent donc des explications à de jeunes enseignants qui étaient au collège lorsque ces derniers embrassaient le métier, note-elle. Elle ajoute que  » l’acte d’avancement de l’enseignant décisionnaire est pris en compte pour compter de la date de signature fussent-ils 20 ans après. Au même moment, le fonctionnaire dans la même situation va bénéficier de la rétroactivité de son acte (c’est-à-dire que son acte sera pris en compte l’année à laquelle il aura réussi son examen) et il aura droit à une coquette somme en guise de rappel. Une fois à la retraite, l’instituteur décisionnaire logé à l’Ipres, va avoir une pension dérisoire qui ne lui permettra même pas de profiter du repos bien mérité. « Autre incohérence, l’enseignant décisionnaire, une fois admis à la retraite, se voit privé de toute prise en charge sanitaire (il n’a plus droit à une imputation budgétaire au moment où il en a le plus besoin).
 
Pour rappel, le ministère de la Fonction publique avait convoqué les syndicats pour statuer sur la question des enseignants décisionnaires. Lors de cette rencontre, beaucoup de questions avaient été soulevées concernant la carrière des enseignants décisionnaires notamment la lettre circulaire 009, l’ancienneté, l’avancement, la retraite. La partie syndicale avait émis des proposons et le ministère devait, sur la base de ces propositions, élaboré une fiche technique sur laquelle il allait se baser pour corriger les injustices et les inéquités que subissent les enseignants décisionnaires. Par la suite, les deux parties s’étaient donné rendez-vous le 17 mars pour la poursuite des travaux. La  veille, le ministre a reporté sine die la rencontre. Depuis, cela fait un mois qu’aucune avancée significative n’a été notée sur le dossier, a souligné la coordonnatrice.
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