POLITIQUE :L’OPTION D’ÉLECTIONS PRIMAIRES DANS BBY… ET QUID DE LA CANDIDATURE DU PS EN 2024 ?


 

La candidature du Parti socialiste à la présidentielle de 2024 commence à faire couler beaucoup d’encre et rebelote de la situation de veille de la présidentielle de 2019. Je dis bien « notre candidature » ! Qui peut penser un seul instant que le PS n’ait pas de candidat à la presidentielle de 2024 ?

Parler de la candidature à l’lélection présidentielle du PS, de l’APR, de l’AFP et même du PDS ou toute autre formation politique releverait de l’anachronisme. Il est vraiment révolu le temps où une formation politique sérieuse prend l’option de rouler en roue libre, imbue de la suffisance de ses membres et déterminée dans la conquête de quelque electorat sans s’ouvrir aux autres. Nul pays, de nulle part, n’y échappe ! On est à l’ère des coalitions et des alliances politiques pour mutualiser les forces et diluer les faiblesses, afin de profiter des opportunités qu’offre l’environnement tout en esquivant les menaces éventuelles qui obérent l’avenir.

Le PS aura bel et bien un candidat en 2024 ! Le scenario manqué de la défunte coalition Benno Siggil Senegal fait encore école. Ne nous avait-on pas reproché l’échec de la candidature unique au profit d’une candidature plurielle alors que le vœux pieu, pour ne pas dire l’option gagnante à coup sûr, était un candidat et un seul de Benno pour assurer la victoire sur Wade à la présidentielle de 2012 ?

Le PS est aujourd’hui encré dans une autre coalition Benno, la dénommée Benno Bokk Yakaar, qui capitalise une longévité et une stabilité jamais égalées. Pourquoi ne devrait-on pas pour autant la casser, pour aller s’en constituer une nouvelle coalition ? Pourquoi ne pas conserver tout bonnement celle-ci ? Si tant est que toute entité ressortissante se hâterait d’aller se trouver d’autres alliés pour maximiser ses chances de représentativité, tout scénario devrait être envisagé au préalable. Il est d’intelligence que le candidat du PS soit issu des rangs de la coalition sans consideration aucune de son parti politique d’origine. Mais il est tout aussi logique de penser qu’un candidat issu de nos rangs est plus que d’actualité. Ce ne serait que de la logique politique, et c’est d’élégance que nous autres militants assumions entièrement les scénarios possibles.

Nous dirons donc avec le philosophe Hans Jonas que « si donc la nature inédite de notre agir réclame une éthique de la responsabilité à long terme, commensurable à la portée de notre pouvoir, alors elle réclame également au nom même de cette responsabilité un nouveau type d’humilité – non pas une humilité de la petitesse, comme celle d’autrefois, mais l’humilité qu’exige la grandeur excessive de notre pouvoir de faire sur notre pouvoir de prévoir et sur notre pouvoir d’évaluer et de juger. »

Bref, en huit années de gestion partagée de l’État et du bilan subséquent, nous n’avons jamais eu de désaccords majeurs avec aucune entité de la coalition Benno Bokk Yakaar. Toutefois nous relevons une exception, source de grandes frustrations de la part de nos militants, dans la restriction constatée de tous de la marge de manœuvre laissée à nos ministres de nommer leurs collaborateurs à la tête des directions nationales dans leurs départements ministériels. En effet, le constat flagrant est que le Président de la République se réserve cette faveur exclusivement. Pour autant, hormis cette tache qui fait désordre, la bonne santé de la coalition ne pouvait que conduire à la poursuite de notre partenariat noué depuis 2012.

Le PS est dans Benno Bokk Yakaar et y reste encore. Le candidat que se choisirait la coalition pourrait être nôtre, comme il pourrait en être autrement ! Un fait est indéniable, le PS est déjà en forte ébullition sous le couvercle de la marmite socialiste ! Quid alors du « containment » ou endiguement d’ici 2024 ?

Mamadou Mbodji Diouf
MBA Paris-Dauphine-PSL
Membre du BP du Parti socialiste

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