REVUE CONJOINTE DU SECTEUR AGRICOLE ET VALIDATION DU PNIASAN : Le ministre de l’agriculture se réjouit des performances et du respect des engagements.


Le ministère de l’agriculture a tenu sa revue conjointe du secteur agricole (RCSA) constitue un des mécanismes cruciaux d’expression de la responsabilité mutuelle. Elle est non seulement inclusive de l’ensemble des acteurs du secteur, mais elle est aussi conçue pour se tenir chaque année. Dans sa conception, elle implique des actions qui permettent d’évaluer principalement  la portée et la cohérence des politiques et stratégies, le niveau de respect des engagements des parties prenantes signataires du pacte, les performances du secteur, et de formuler des recommandations à l’endroit de l’ensemble des acteurs. L’objectif général de la rencontre conjointe est de partager les performances du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, de la situation de la SAN et de la protection sociale en 2017 et l’état de mise en œuvre des engagements des parties prenantes contenus dans les cadres de coopération, et  de valider le document du PNIASAN Sénégal pour la période 2018-2025.

 

En sa qualité d’acteur assidu de la coopération internationale pour le développement, le Sénégal s’est triplement engagé à contribuer à la croissance et à la transformation accélérées de l’agriculture africaine, conformément à la Déclaration de l’Assemblée Générale de l’Union Africaine à Malabo en juin 2014, concourir à la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations Unies, et participer à la riposte mondiale contre la menace des changements climatiques, conformément à l’Accord de Paris sur le climat de décembre 2015. La réalisation de tous ces engagements internationaux exige une forte implication du secteur économique rural (agriculture, élevage, exploitation forestière et pêche) que le Plan Sénégal Emergent (PSE) considère comme un moteur du développement socioéconomique national. Pour impulser la dynamique ainsi attendue dudit secteur, le Sénégal s’est doté d’un ensemble consistant de stratégies, programmes et lettres de Politiques de développement à l’échelle sous-sectorielle. Il en est ainsi du PRACAS, de la LPDE, de la LPDSPA et de la LPSEDD, pour la promotion respectivement des productions agricoles, animales, halieutiques et sylvicoles. Ces politiques sous-sectorielles sont, en outre, fortement associées et mises en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité alimentaire, de nutrition, de protection sociale et de commerce. Le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) vient fédérer l’ensemble de ces instruments de politique pour éradiquer la faim, réduire de moitié la pauvreté tout en stimulant le commerce intra-africain des produits et services agricoles. Il ambitionne de promouvoir « un secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, moteur de l’émergence socioéconomique durable du pays à l’horizon 2025 » Son objectif est de “contribuer durablement au développement économique, à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition de la population sénégalaise ».

Outre ces visées de développement en faveur de l’amélioration des conditions de travail et de vie des populations rurales, ce PNIASAN, instrument de mise en œuvre de la politique agricole régionale de la CEDEAO, appelle un engagement budgétaire public conséquent (allocation au secteur d’au moins 10 % des ressources du budget national), et une stricte conformation au principe de responsabilité mutuelle. Outre, la revue périodique des performances du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, ce principe appelle l’examen tout aussi périodique du respect des engagements pris par les différentes parties prenantes du développement sectoriel : les OP, le secteur privé, la société civile et les PTF.

Pour la validation du PNIASAN : informer sur les origines et fondement du PNIASAN ; partager et discuter le Cadre stratégique du PNIASAN ; présenter les programmes du PNIASAN ; examiner les impacts attendus du PNIASAN ; partager l’architecture institutionnelle pour la mise en œuvre du PNIASAN ; présenter le coût global et le financement du PNIASAN ; Recueillir les points de vue des départements ministères au haut niveau (secrétariats généraux), des acteurs non-étatiques (secteur privé, GDSP) et des partenaires au développement (PTF). Procéder à la synthèse des travaux, pour validation du document de PNIASAN de seconde génération.

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