Société FRONT-MULTI-LUTTES (DOYNA)


  1. Un front de multi-luttes dénommé  (DOYNA)  a vue le jour aujourd’hui ce lundi 18 juin au siége  du mouvement France Dégage ,en conference de presse la personne morale de ce mouvement M GUI  MARIUS  SAGNA et les autres membres du collectifs compte dorénavant  arrêté tous les dérives du gouvernement à  travers ce collectif  comme son nom l’indique  ça suffit  (DOYNA )

communiqué :

l y a quelques jours, le mouvement citoyen Reendo Bosséa, le Collectif des travailleurs de Pcci, le Collectif des travailleurs de ABS, l’Union des jeunes réformistes de la Zone Nord, le Collectif des victimes de Kiniabour (Sindia) et le FRAPP/France dégage annonçaient à l’opinion publique leur volonté de s’unir pour faire face ensemble aux différentes agressions de l’Etat, de patrons voyous. A ces organisations sont venus se joindre le Collectif des victimes de Guéréo, le Collectif des victimes de démolition de maisons de Gadaye, le Collectif des victimes de Afup Canada et le Collectif des habitants de Terme Nord. Nous, dix organisations vous informons qu’aujourd’hui est né le Front multi-luttes DOYNA !
Ensemble nous voulons dire DOYNA aux arriérés de salaire !
DOYNA aux licenciements arbitraires !
DOYNA aux spoliations foncières !
DOYNA aux démolitions de maison !
DOYNA à l’exploitation des aspirations des étudiants !
DOYNA à une administration du côté des puissants !
DOYNA à une justice aux ordres des exploiteurs et voleurs, à des décisions de justice non appliquée !
DOYNA à la ghetto-isation de nos quartiers !
DOYNA aux gestions municipales anti-démocratiques !
DOYNA à l’émiettement des luttes des travailleurs et des populations !

Ensemble nous allons lutter pour le règlement des problèmes de chacun d’entre nous.
DOYNA compte refuser ce deux poids deux mesures consistant à ne pas toucher les occupants illégaux du littoral et à casser illégalement les maisons de pauvres citoyens.
Ensemble nous disons que Dakar à son littoral qu’il faut défendre et Ballabougou, Guéréo, Kiniabour, Terme Nord et le Bosséa ont leurs spoliations foncières.
DOYNA va construire une plus grande solidarité nationale qui passe par une jonction des luttes de partout pour une résolution de leurs revendications.
DOYNA lance un appel à tous ceux qui luttent, résistent contre l’oppression au Sénégal.

AFUP CANADA
Les étudiants victimes d’escroquerie de Afup Canada ayant gagné leur procès demandent que la décision de justice en leur faveur soient respectée par le paiement à chacun des 200 étudiants victimes de 1 million de FCFA de dommage et intérêts.

Collectif des victimes de Kiniabour et Sindia
Depuis des années, la population de Kiniabour subit plusieurs injustices. Ainsi, elle a été spoliée de 207 ha au profit de Charles Haddad avec la complicité de l’ancien président de la communauté rurale Ousmane Lô qui avait présenté le projet comme celui du gouvernement. Depuis 20 ans, les villageois dénoncent cela en vain. Ensuite, 510 parcelles appartenant aux paysans impactés par les travaux de l’autoroute à péage ont été vendues par la commune. Enfin, le récent élargissement des emprises de l’autoroute par Ageroute sur des champs ensemencés par les villageois.
Le non-respect du protocole d’accord du forage du village connecté aux réservoirs de Popenguine pendant que les villageois souffrent. La mission catholique de Popenguine nous a donné son accord mais le dossier est bloqué au niveau de la commune et du ministère de l’hydraulique.

Collectif des habitants de Terme Nord réclame une extension du quartier sur l’assiette foncière de la zone aéroportuaire allant jusqu’au hangar des pèlerins. Les habitants du quartier de Terme Nord demandent la régularisation et la restructuration de leur quartier car la forte densité et l’étroitesse des habitations qui y prévalent ont fini d’y installer la promiscuité. Les 10 parcelles qui avaient été promises aux habitants pour une extension du quartier n’ont jamais été reçues par les populations. Enfin, le collectif demande à l’Etat de mettre fin aux agissements du promoteur Sylla et de ses acolytes dans le quartier de Terme Nord.

Collectif des victimes de démolition des 253 maisons de Gadaye
Après la démolition de leurs 253 maisons en 2013, le collectif des victimes de démolition de maisons de Gadaye avait traduit le promoteur Babacar Fall en Justice et avait gagné en 1ère instance (Arrêt n°1061/2017, en appel (arrêt n°91 du 11 mars 2019. Il avait été arrêté condamné à 6 mois de prison ferme, une contrainte par corps au maximum, et une amende de plusieurs millions de francs. Mais il n’a jamais été iniquité. L’Etat du Sénégal qui avait promis de restituer leurs maisons aux victimes dès que la justice aurait vidé le dossier tarde à réagir. C’est pourquoi le collectif va entamer une grève de la faim le 22 juin prochain sur le site où les maisons ont été démolies.

Collectif des travailleurs de ABS
Les travailleurs de la société ABS, dont les contrats sont toujours en cours, exigent que l’Etat du Sénégal qui est devenu propriétaire de ABS et de AHS depuis 2016 après jugement par la Crei :
-le paiement de 48 mois de salaires
-le paiement de leurs indemnités de licenciement
-leur redéploiement dans d’autres secteurs d’activités

Collectif des travailleurs de Pcci
Le collectif prend à témoin l’opinion publique face à ce qui apparait comme un flagrant déni de justice. En effet, deux ans de saga judiciaire (depuis novembre 2018) n’auront pas permis au collectif des 145 ex-employés de Pcci de recouvrer 14 mois d’arriérés de salaire. C’est à croire que le sort des 145 citoyens grugés de leur droit le plus élémentaire par les entreprises comme la Sonatel et Pcci n’interpelle pas l’Etat du Sénégal. C’est pour cette raison que nous avons choisi, afin de rendre plus audible l’insoutenable injustice que vivent les travailleurs, de rejoindre le front multi-luttes DOYNA ! Ceci pour rappeler la détermination du collectif et relancer l’offensive en solidarité et en synergie avec d’autres mouvements, puisque la trêve du covid-19 que nous avons observée dans un élan patriotique a été le prétexte pour certains de tenter d’enliser les procédures intentées et gagnées contre Sonatel et Pcci.

Reendo Bossea
Le mouvement citoyen Reendo Bossea regroupe en son sein 4 communes (Oré Fondé, Agnam, Thilogne et Dabia) dont les maires respectifs sont : Amadou Yarro Ba, Farba Ngom, Sidy Kawory Dia, Yaya Andoul Kane, président du Gic de Bossea). Reendo Bosséa dénonce la signature de convention de financement entre le Gic de Bosséa et Owac Engereng Compagnie (Italie) sur un projet estimé à 700 milliards FCFA sous forme d’un contrat Boot pour une durée de plus de quarante ans sans l’implication de la population.
Vu la violation des règles et procédures de la transparence, d’une gouvernance démocratique, inclusive, participative et le manque d’information à la population,
Vu les correspondances adressées le 17 février 2020 aux représentants de l’Etat et aux différents maires qui sont toujours sans réponse, Reendo Bosséa exige les copies de délibération du projet pour chaque commune.

Union des jeunes réformistes de la zone Nord
A Ballabougou, village de la commune de Nguènienne, la population est spoliée de 300 ha de terres au profit d’une entreprise espagnole dénommée Produmel. Au même moment, l’Etat du Sénégal, par décret n°2020-468 du 13 février 2020, a déclassé la forêt classée de Ballabougou sur 1160 ha, en violation de l’article 31 du décret 2019-110 du 16 janvier 2019 portant application de la loi 2018-25 du 12 novembre 2018 portant code forestier. L’Union des jeunes réformistes de la zone Nord dit non à l’accaparement des terres pastorales dans la commune de Nguènienne et demande que la lumière soit faite sur les terres en cours d’exploitation.

Collectif des riverains de Ndoss de Guéréo
En octobre 2018, nous avons été mis au courant de l’existence des décrets n°2018-401 et n°2018-402 par lesquels le président Macky Sall autorisait le déclassement et l’immatriculation de 16 ha sur la zone maritime et fluviale protégée de la lagune de Guéréo et l’immatriculation de 23 ha de son domaine national pour les attribuer par voie de bail au Groupe Decameron (Hôtel Baobab) en invoquant le motif d’utilité publique. Les décrets violent les droits des propriétaires qui y résident car la raison d’utilité publique est invoquée pour justifier l’expropriation au bénéfice du Groupe Decameron qui est une entité privée. Il est à noter que ces décrets n’ont pas fait l’objet d’une délibération municipale et aucune enquête commodo et incommodo n’a été conduite à Sindia. Une partie du périmètre foncier est déjà affectée après des lotissements menés par la mairie. L’autre partie restante correspond aux champs des paysans.
Les paysans et les propriétaires de terrain acquis légalement vont être expropriés injustement. La lagune, qui est une zone protégée, va être privatisée au profit du Groupe Decameron.
Au regard de ce qui précède, nous en appelons à la justice sociale et à l’équité pour sursoir à l’exécution des décrets et à restituer les terres à leurs propriétaires.

Dakar, le 18 juin 2020

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