Société :La mouridiya en tant que modèle de développement économique dans une république à écrasante majorité musulmane


 

Le Sénégal, un pays deux régions avec pour chacune ses spécificités et ses réalités. L’une est, sous bien des aspects, en passe d’atteindre le niveau des pays à moyen revenu. Sa population bénéficie d’une éducation, de services publics, soins de santé, logement, services financiers, protection sociale, et équipements urbains de type « classes moyennes ». La population de l’autre, bien plus nombreuse, n’a que le minimum vital, voire encore moins. Elle est rurale ou habite dans des bidonvilles.

Ce diagnostic permet de remettre en cause les différentes politiques économiques et leur système appliqués depuis les indépendances jusqu’ à nos jours. Il révèle aussi des formes discriminatoires de gestions des ressources naturelles et de systèmes défectueux avec lesquels il faut rompre et les remplacer.
L’impérialisme est une forme de domination et d’exploitation des ressources des pays faibles sur les plans économique, monétaire et militaire par des puissances qui exercent, sur eux, une influence soit culturelle soit militaire. Les pays qui l’ont appliqué ont été critiqué même chez eux, un pays qui opprime n’est pas un pays libre.
Le socialisme, une doctrine populaire créée par les prolétaires pour effacer les inégalités entre les personnes a rencontré des difficultés dans son application et a fini par faire naître une bureaucratie pire que le capitalisme qu’il combattait. Evidemment Karl Marx, concepteur du projet social et grand économiste ne rêver pas d’un monde fait de oligarchies politiques et qui sont même en mesure de spolier leurs propres ressources naturelles. Notre pays le Sénégal depuis son accession à l’indépendance, avec deux régimes présidentiels, celui de SENGHOR et de DIOUF, a honteusement échoué dans les différentes initiatives économiques avec comme modèle le socialisme. Des politiques économiques sans bases culturelles ont enlisé le pays pendant 40 longues années de socialisme infécond, symbolisé par des politiques d’ajustements structurels et des dévaluations.
Aux début des années deux milles (2000), une alternance politique et économique avec à la base ABDOULAYE WADE, a fait rêver le pays pendant douze ans par la recherche de voies vers l’émergence. La conséquence est la même, un échec, même si des progrès sont visibles au niveau la croissance économique et le courage de marcher vers les grandes réalisations. Cette crise pandémique de la Covid 19 marque la fin de l’économie capitaliste et de toutes les irrégularités sociales causées par l’avoir et le matériel. Un nouvel ordre mondial s’impose alors à nous et dans ce contexte de mondialisation, les propos de Senghor trouvent leurs sens ici car après avoir reçu, il faut donner.
Le constat est unanime et le regret est partout visible pour avoir perdu du temps, de l’énergie et beaucoup de nos ressources humaines économiques comme naturelles, à attendre un développement qui tarde à venir. Néanmoins on reconnait que ces systèmes sont mal adaptés à nos réalités socioculturelles et ne répondent pas aux besoins de toutes les populations. Ceci pour nous inviter à reculer et à prendre un nouveau départ en essayant un système nouveau et bien de chez nous. La Mouridiya, une doctrine aristocratique à base culturelle religieuse et mouride portant la marque indélébile de son concepteur Cheikh Ahmadou Bamba, inventée pour un épanouissement homogène sur les plans culturels, économiques et sociale. Qu’il soit bien de chez nous et qu’il puisse garantir un développement homogène, mérite que l’on change de fusil d’épaule, faisant taire les clivages religieux ou appartenances confrériques, ayant un seul objectif booster le développement du Sénégal
D’autre part, les structures qui l’accueillent et lui offrent son cadre de référence, de mise en œuvre et d’éclosion, doivent particulièrement être à niveau, et être aussi correctement organisées, par rapport à leurs missions de toute première importance.

TOUBA SA KANAM, formule économique capable de rassembler des fonds destinés à la réalisation des grands projets de TOUBA et de ses envions (assainissement et autres), peut être élargie jusqu’à créer une banque solidaire Mouride et qui pourrait sur la base des cotisations, des prêts sans intérêt et autres formes de prélèvements de fonds légaux et conformes au ndiguel, fonctionner comme une véritable banque d’investissement. Par ailleurs, le développement étant la finalité de ce système aristocratique et l’épanouissement de tous, son essence selon le fondateur, son volet financier doit être observé et traité minutieusement, avec suivi et responsabilité. Tous les acteurs dans ce domaine stratégique et sensible même les secteurs y afférents ; PME secteurs formels, informels, doivent exécuter leurs tâches avec compétence, rigueur, sans laxisme ni concession ou compromission. La corruption sera jugée criminelle, le corrupteur ainsi que le corrompu auront les mêmes peines
La mosquée MASALIKOUL JINAN, une œuvre sociale et solidaire, installée au cœur de la capitale Dakar et qui fonctionne selon des préceptes mourides. La réalisation de cet édifice à coup de milliards, faisant confiance à l’expertise sénégalaise, place le gérant Serigne Mbakiyou Faye au centre des leaders africains et sénégalais en particulier. Véritable chef d’entreprise, il met en œuvre son savoir-faire et fait éclater au grand jour une Mosquée majestueuse à la dimension de Cheikhoul Khadim
La NOUVELLE UNIVERSITE de TOUBA va jouer un rôle plus qu’essentiel dans l’acheminement des travaux de Serigne Touba dans sa lutte contre l’aliénation culturelle. Déjà il avait la sagesse de comprendre qu’aucun développement n’est possible sans encrage culturel et que le développement est indissociable à la culture. La culture mouride reste la foi au travail et la soumission à Allah. Selon le dogme mouride le travail libère l’homme des deux demeures, sur terre et l’au-delà. Cheikhoul khadim dans ces recommandations nous avait exhorté de travailler comme si on n’allait jamais mourir mais de prier comme si on allait mourir à l’instant. Le travail pour le mouride a son corollaire le ndiguel ou obéissance sans hésitation ou réflexion. La parole est dite, on exécute.
En dernière analyse, le POIDS DEMOGRAPHIQUE de Touba, véritable levier de développement endogène. Touba est un marché de consommation capable de produire et de consommer plus que sa production. Ceci va permettre de rendre dynamique les deux axes du commerce, les exportations et les importations. Le marché Ocass en face de la grande mosquée servira d’exemple
. Un coup d’œil, même furtif, jeté sur ce qui a été développé, permet de se rendre compte que la mise en œuvre réussie de la Mouridya, ne sera point une simple promenade enjouée de santé et encore moins, une entreprise dilettante, et il ne faudra surtout pas rêver pour le croire un seul instant. Mais elle sera plutôt délicate et exigeante. Ses acteurs devront la comprendre comme telle. Ils devront, par conséquent, s’y préparer vaillamment, en bonne conscience, rester toujours d’aplomb, et acquérir patiemment et progressivement, au fil du temps, sa mystique. Celle-ci donne des ailes, et transcende pour les œuvres grandioses. L’on doit, par ailleurs, se convaincre à l’idée que la réussite de l’application de ce modèle, appelle des conditions, dont celles que je présume et retiens, relèvent des domaines : politique, sociologique, structurel, financier, méthodologique, relationnel et humain. C’est un lieu commun de penser et de croire finalement qu’une bonne politique économique s’articule, en partie, autour de ces principaux domaines, pour gager durablement son acceptation et son appropriation motivantes par ses acteurs et ses principaux bénéficiaires.
En guise de conclusion, la Mouridiya économique sera alors un business plan applicable sur l’étendue du territoire national et elle doit être perçue comme moyen de développement endogène, propres aux sénégalais et au Sénégal dans son entier. Qu’elle ne puisse pas être un modèle mourido-mouride au sens où il s’applique qu’aux mourides. Le Sénégal n’en sortirait vainqueur qu’avec ses fils
Ceci est un extrait, voir un le résumé du livre que je projette de réaliser sous peu par grâce du tout puissant ALLAH

SERIGNE MAKHFOUSS MBACKE GBD

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