Société :MOI, SIMPLE CITOYEN LAMBDA N°1 : MOUSSA FAYE, LAVEUR DE VOITURES A OUAKAM


 

Fervent disciple mouride, Moussa Faye est un jeune auto-entrepreneur de 28 ans qui s’active dans le lavage de voitures à Ouakam au terrain Montanary, plus connu sous le nom de terrain “Naar”. Il emploie aujourd’hui cinq personnes, dont un étudiant qui travaille durant les vacances universitaires.

Moussa Faye est un jeune très déterminé. En tant qu’aîné et unique garçon de sa fratrie, il a très tôt souhaité être en mesure de subvenir aux besoins de sa famille. Ayant abandonné l’école très jeune, il a quitté Touba pour se rendre à Dakar en quête d’un emploi. Il a d’abord démarré en tant qu’apprenti dans les transports en commun dakarois, plus connus sous le nom de “Cars rapides”, pendant sept années.
Fort de cette expérience en qualité d’apprenti, il a été par la suite contacté par un de ses mentors qui l’a introduit dans le milieu du lavage de voitures à Ouakam. Il a d’abord démarré comme assistant de ce dernier en 2013. Rapidement, il a commencé à travailler pour son propre compte, jusqu’à employer des apprentis à son tour.
Aujourd’hui, il rend grâce à Dieu et à la providence car il trouve son compte dans ce métier de laveur de voitures, même si les conditions de travail ne sont pas des plus faciles. En effet, il travaille dans un terrain où les jeunes jouent au football et parfois il peut y avoir des conflits lors des matchs. De plus, il y a un risque réel avec les ballons qui peuvent parfois taper contre les voitures de ses clients. Sa demande est que la Mairie puisse mettre à leur disposition un endroit plus adéquat afin qu’ils exercent leur travail dans de meilleures conditions.
Il a par ailleurs souligné que l’hivernage est pour eux la période où le lavage de voitures marche le mieux. En effet, c’est pendant cette période qu’il fait une bonne partie de son chiffre d’affaires. Cependant, la COVID-19 a eu un gros impact négatif sur leur travail, notamment lors de la première vague. Il pouvait passer alors toute une journée au travail et n’avoir que 2 à 3 voitures à laver. Malgré tout, même dans les moments les plus difficiles, il n’a jamais songé à prendre les pirogues pour rejoindre l’Europe car il est convaincu qu’en mobilisant les mêmes moyens, l’abnégation et l’énergie pour émigrer clandestinement, nous pouvons bel et bien réussir ici au Sénégal. Son plus cher souhait, actuellement, serait de mettre sa mère et toute sa famille dans les meilleures conditions possibles.
Enfin, il rappelle qu’en tant que Mouride, il suit les recommandations de son marabout qui lui a toujours dit que seul le travail paie et qu’il doit gagner son argent à la sueur de son front. Pour lui, le travail est et reste un acte de foi.
Propos recueillis par Mamadou Djigo (@djigolofficiel)/ Simple Citoyen Lambda

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