Table ronde sur les « enjeux et défis du sport sénégalais à l’horizon 2022″l’ISM donne la parole aux spécialistes sportifs.


En prélude à la Master Class en Marketing sportif qui aura lieu du 25 au 28 février prochain à Dakar avec les professionnels de la Liga Business School, le Groupe ISM a organisé ce jeudi 30 janvier une table ronde autour du thème : « Enjeux et défis du sport sénégalais à l’horizon 2022. »


Nombreux acteurs du monde sportif ont assisté à la rencontre du groupe ISM de cet après-midi. On peut citer la présence de Kévin Yalale –Matueni, délégué de la Liga Global Network, Mame Fatou NDOYE, journaliste à la TFM, Seydina Diagne, secrétaire général du comité national olympique et sportif du Sénégal(Cnoss) et Issa MBOUP, président de la fédération sénégalaise de tennis. Ainsi les panélistes Mame Fatou NDOYE, Ndongo NDIAYE conseiller sportif spécial de l’Etat , le modérateur est revenus largement dans un premier temps autour des principaux problèmes du sport professionnel et du business généré au Sénégal notamment le manque de professionnalisme, la corruption, les décisionnaires de ceux qui non pas les compétences, les installations vétustes et les problèmes d’argent.
Le plus gros problème est psychologique pour le conseiller sportif de l’Etat avant d’en venir aux infrastructures. Il convient d’après lui de passer par la transition sportive car estimant un autre paradigme du sport à l’Etat actuel différent d’auparavant. « Nous avons l’obligation d’encourager la transition pour que les gens puissent comprendre que le sport c’est comme une économie. »A entendre parler de transition, il fait allusion au sport comme source de revenus pour le développement du pays. Si certains soutiennent cela comme étant de la responsabilité de l’Etat ce n’est pas du moins l’avis de celui-ci qui révèle que les responsabilités sont partagées en évoquant les acteurs culturels sportifs. Financier des infrastructures sportifs c’est trop demander à l’Etat selon ce dernier même si le minimum est à faire en prenant comme exemple l’accompagnement des octrois de terrain « L’Etat peut faire mais ne peut pas tout faire. » preste-t-il. Refaire les bases en maitrisant le management des clubs, savoir vendre son produit, poser les jalons du marketing sont d’une importance capitale pour mener de l’avant le sport sénégalais.
Le modérateur en interpellant la journaliste Mame Fatou Ndoye sur son point de vue sur la problématique sportive obtient de celle-ci les réalités du terrain qui l’illustre par un reportage qu’elle a eu faire sur ce plan. A part cette réalité dont elle évoque, Mame Fatou NDOYE pose le problème d’infrastructure, les causes étant multiples. Elle considère le changement des mentalités comme prioritaires surtout à l’image de certaines habitudes ou comportement qui voient la priorité ailleurs au profit du sport. Elle évoque l’exemple de bon nombres de citoyens qui pensent que le Sénégal ne doit pas accueillir l’Afro basket etc…La question des droits télé a été aussi abordé par le modérateur qui, selon son opinion est un relais du business en permettant à l’Etat de gagner plus.S’agissant des solutions proposés, la journaliste sportive révèle la vision globale en accompagnant les clubs mais aussi avec l’implication de l’Etat.