THIERNO BOCAR KANE, PRESIDENT DU MOUVEMENT THIABI-YI «Nous avons déposé 1 269 signatures pour le compte de Macky»


Thierno Bocar Kane, le président du Mouvement indépendant « Thiabi-Yi », à travers cet entretien qu’il nous a accordé, donne les raisons de son compagnonnage avec l’Apr, et déclare qu’il a déposé à la date du 17 septembre 2018, 1 269 signatures pour le parrainage du Président Macky Sall. Egalement secrétaire du Parti de la Rupture et du Changement (PRC) Thiabi-Yi, Bocar Kane soutient que Macky est le meilleur candidat face à une opposition qui ne veut que lui chiper son fauteuil. Entretien.

Vous aviez quitté l’Apr et créé votre mouvement Thiabi-Yi en nouant une alliance avec l’ACT de M. Abdoul Mbaye. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à retourner dans la mouvance présidentielle?

Ce qui l’explique est que je me suis dicté une voie à suivre qui consiste à travailler pour le peuple avec mes camarades œuvrant dans le développement sans l’aide de personne. Ni l’opposition, ni le pouvoir ne m’ont épaulé dans ce combat que je mène. C’est ainsi que les membres de l’opposition m’ont remarqué et se sont approchés de moi pour m’avoir à leurs côtés. Abdoul Mbaye m’avait séduit et je m’étais allié à lui. Ce qu’il faut savoir dans cette alliance de courte durée, c’est que M. Abdoul Mbaye n’a pas fait ce qu’on attendait de lui, c’est pour cette raison qu’on s’est retiré. Et cela a coïncidé avec l’appel du pouvoir à travers Mimi Touré qui nous a convaincu de renouer l’alliance avec le pouvoir. Donc je dois dire que notre vision est de soutenir les populations, et c’est sur cette voie que le pouvoir nous appelle. Raison pour laquelle nous avons répondu en faveur du Président Macky Sall. Sans oublier le fait que nous sommes une assemblée et je suis obligé de suivre la voie dictée par la majorité.

Est-ce que ce retour est temporaire ou définitif ?

Je dois dire que pour le moment, je soutiens le Président Macky Sall, mais j’ai ma propre voie que j’ai concrétisée à travers mon mouvement Thiabi-Yi et à travers le PRC Thiabi-Yi. Donc, c’est sur ce chemin que nous voulons progresser avec des programmes pour le développement déjà établis et des programmes pour le social qui sont en cours. Voilà comment nous comptons aller dans l’avenir, mais pour l’heure nous sommes engagés aux côtés du président de la République.

Vous avez déposez les premières signatures que vous avez recueillies pour le compte du Président Macky Sall. Qu’en est-il ?

Quand Mimi Touré nous a reçus pour nous donner les fiches de parrainage, elle nous a mis à l’épreuve et nous aussi nous nous avions hâte à nous mettre au travail. Ainsi, nous avons distribué toutes les fiches à tous nos militants. Aujourd’hui, le constat est qu’il y a plus de 1000 signatures qu’on a acquises, mais les signataires ne sont pas valables parce que certains ne possèdent pas de cartes biométriques ou ne sont pas inscrits sur les listes. Mais les signatures valables ont été déposées au siège de l’Apr ; elles sont au nombre de 1269.

On a constaté que la collecte des signatures est très compliquée. Quelle analyse en faites-vous ?

Nous avions pensé qu’en une semaine, on pourrait boucler le travail avec 5000 signatures, mais en étant sur le terrain, on s’est rendu compte que la réalité était différente. Parce qu’une frange de la population attend à ce qu’on lui donne l’argent pour signer. Mais nous avons refusé car on ne force personne à nous parrainer notre candidat. Pour nous, il s’agit d’un engagement. Toutes nos signatures ont été obtenues dans la légalité, à travers l’engagement de nos camarades. Donc je pense que c’est un manque de citoyenneté qui est la cause des difficultés liées au parrainage.

Beaucoup de personnalités politiques rallient le pouvoir, pensez-vous que cela est la solution qui pourrait résoudre les problèmes des Sénégalais ?

Nous avons côtoyé tous les leaders de l’opposition, mais tout ce que nous voyons en eux, c’est qu’ils veulent tous la place qu’occupe présentement Macky Sall. Et j’ai remarqué qu’aucun d’entre eux n’investit ses richesses pour les populations. Et c’est ce qui m’a poussé à prendre mes distances car, avant de prétendre à gouverner un pays, il faut d’abord être au chevet des populations pour qu’on puisse voir en toi un leader qui se battra pour son peuple. Je pense alors que Macky est le meilleur candidat. Du coup, nous le soutenons qu’il ait un second mandat. Après cela, si ce second mandat prend fin, nous aussi nous pourrons peut-être prétendre à occuper le fauteuil présidentiel.

Quel est le mot de la fin ?

Je voudrais juste dire aux gens d’aller travailler parce que c’est à travers le travail que nous pourrons réussir tout ce que nous entreprenons. Egalement, ne pas suivre la politique au point de déserter les lieux de travail, parce que la politique sans le travail ne peut pas développer le pays. Pour l’heure, on a déposé notre premier lot de parrains et le travail qui reste sera de collecter plus de signatures. Encore une fois, j’invite les Sénégalais à s’approprier le parrainage, ils’agit d’un droit et d’un devoir citoyen. Certains rechignent à parrainer et à voter et c’est dommage qu’au Sénégal le vote n’est pas obligatoire comme en France. Sinon cela faciliterait le travail dans ce contexte de parrainage.

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