Troisième mandat : Idrissa Seck contre la dévolution monarchique du pouvoir


Troisième mandat : Idrissa Seck contre la dévolution monarchique du pouvoir
Troisième mandat : Idrissa Seck contre la dévolution monarchique du pouvoir

Lors de son dernier séjour aux États-Unis, Idrissa Seck a rencontré au Yale Club un groupe d’étudiants sénégalais et d’autres pays africains. Au cours des échanges, ces derniers ont interpellé le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur la question d’une éventuelle troisième candidature du Président Macky Sall, qui agite le champ politique sénégalais, et sa démarche politique jugée «tortueuse» par beaucoup (voir la vidéo ci-dessous).

Idrissa Seck a dû, une nouvelle fois, faire face à ce procès en tortuosité après qu’il a décidé, au détour de la présidentielle de 2019 dont il est arrivé deuxième, derrière Macky Sall, réélu dès le premier tour, de rejoindre le camp présidentiel.

Face à son jeune auditoire du Yale Club, l’ancien Premier ministre a assuré avoir fait le bon choix. «Je ne regrette rien», a-t-il clamé de sa voix posée avant d’expliquer en détail pourquoi son alliance avec Macky Sall était le bon choix.

Auparavant, Idrissa Seck a revisité son projet politique qu’il dit «suivre invariablement et inlassablement». «Du Sopi au Rewmi», c’est-à-dire de son compagnonnage avec Abdoulaye Wade, au sein du PDS, à la création de sa propre formation politique.

En abordant ce chapitre de son intervention, il a répondu à la question du troisième mandat. C’était pour rappeler que l’un des piliers centraux de son projet politique était de «faire du Sénégal une démocratie majeure où la transmission du pouvoir se fait sans violence, à un rythme régulier dont la fréquence n’excède pas dix ans, deux mandats de cinq ans, pas trois».

Idrissa Seck se veut constant : l’attachement à ce principe, a-t-il rappelé, l’a opposé à Abdoulaye Wade «malgré l’immense affection qu’(il) voue à ce leader africain d’exception qui aurait pu, à l’image de Mandela, bénéficier d’une sortie honorable, n’eussent été l’ubris et la double tentation d’un troisième mandat et d’une dévolution monarchique du pouvoir».

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