UMS ,Africajom :Le renforcement de la justice,un facteur déterminant pour son indépendance


L’union des magistrats du Sénégal en partenariat avec Africajom Center ont tenu un atelier de renforcement de l’indépendance et de la performance de la justice au Sénégal ce vendredi 28 juin 2019.Présidé par le garde des sceaux, ministre de la justice, M.Malick SALL, ils ont discuté autour d’un thème s’intitulant « la justice face aux défis de la modernisation et de la performance.
C’est autour d’une table que les discussions ont eu lieu ce matin entre l’union des magistrats du Sénégal en partenariat d’Africajom Center fondé par M. Alioune TINE. Modéré par le ministre de la justice, M.Malick SALL, les deux parties de la séance ont centré leur échange sur la question de la justice face aux défis de la modernisation et de la performance. M. Alioune TINE a procédé à un mot de bienvenu tout en remerciant l’ambassadeur de Suisse, SE Mme Marion Weichelt Krupski et les juges qui sont venus assister à ce débat. Pour le président d’Africajom Center c’est d’une importance capitale de participer à ses échanges face à un état de droit qui s’offre toutes les moyens de la démocratie. « Nous avons besoin d’une justice indépendante forte avec une autorité et respectée par tous. Cette justice, elle est notre justice, quels qu’en soit les faiblesses, les failles qu’on peut en dire, c’est notre justice, c’est à nous aussi de challenger cette justice. Dit M. Alioune TINE dans sa prise de parole. Même si le fondateur de Africajom Center salue les efforts faites par l’état du Sénégal sur le budget de la justice, il a souligné quand bien que mal le statut du Sénégal sur le plan international. Et pour lutter contre cela, celui-ci pense au renforcement du budget à la justice en particulier l’administration et les magistrats
Il est retenu que l’indépendance de la justice et son développement découle des moyens nécessaire pour l’émergence du pays, chose que fait savoir le garde des sceaux, ministre de la justice M.Malick SALL lors de son entretien avec la presse « il ne peut pas y avoir de développement hors en état de droit. C’est pour cela que nous en avons l’espoir, nous avons espoir également à l’émergence parce que le Sénégal est un état de droit reconnu par le monde entier. »Par-delà, il a remercié le président d’Africajom Center Alioune TINE qui s’est rapproché de l’union des magistrats du Sénégal afin d’organiser un tel Séminaire. C’est un séminaire qui pour lui vient à son heure en faisant appel au « jom » d’Africajom comme un « diom » sénégalais qui s’associe à la justice sénégalaise. Sur les conditions carcérales, il pense que la prison n’est pas une solution en évoquant d’autres possibilités de sanctionner qui sont prévus dans leur aménagement en s’appropriant du travail qui est en train d’être fait.
Le président de l’union des magistrats du Sénégal Souleymane TELIKO pour répondre à la question de l’indépendance de la justice l’a rappelé par le thème qui l’indique en nommant deux volets que sont : l’indépendance et le fonctionnement de la justice. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de faire la point sur les propositions proposés au niveau des réalisations, identifier les boulots afin d’aller de l’avant. Néanmoins il précise des malentendus sur le concept de l’indépendance de la justice au niveau de certains aspects. Un cadre de performance aussi mérite d’être réuni selon lui dans le cadre de l’indépendance de la justice. Par rapport aux lenteurs, il a relève le comportement de bons nombres de concitoyens qui fustigent la lenteur dans le traitement de certains dossiers. Sur ce point il en prend acte en annonçant que des solutions seront prévues.
Dieynaba AGNE