Un nouveau souffle au (CESE) Hamet Dieng conseiller spécial de Mme Aminata Touré

Ahmet Dieng le conseil special de Mme Aminata Touré s’est prononcé dans cet entretien avec l’Evidence, sur la situation de cette institution depuis la venue de Mme Touré. Selon le responsable politique de l’Apr Diourbel, les innovations apportées par Mimi ont fait que le Conseil est plus proche des populations et les conseillers plus productifs. M. Dieng estime aussi que les détracteurs de l’Ex-PM font dans des attaques sans fondement. Il s’est également prononcé sur le Cleaning Day initié par le chef de l’Etat pour lutter contre l’insalubrité.
 
En tant que conseiller spécial de la Présidente du CESE, quel regard portez-vous sur son travail à la tête de cette institution ?
 
Théoriquement, ce n’est pas à moi d’apprécier ou de juger le travail fait par Mme la présidente. Notre statut de conseiller spécial nous commande de rester très souvent à l’interne et de laisser la communication à ceux commis à ces tâches. Mais pour ne pas me dérober je répondrai à votre question en listant les grandes innovations apportées par Mme la présidente qui a inscrit son mandat sous les signes de la visibilité et de l’utilité de l’institution.
Nous resterons objectifs et nous ne vous livrerons que des éléments factuels, objectivement appréciables.  Je pense qu’aujourd’hui si je dois évaluer, encore que ce n’est pas de mon ressort, nous avons juste le pouvoir de donner notre sentiment sur ce que nous avons vu et entendu depuis que nous sommes au CESE. Je dois dire qu’objectivement le CESE a toujours été une institution consultative de haute facture. Et aujourd’hui encore cette institution continue à avoir cette même fonction. Mais je dois à la vérité de dire qu’aujourd’hui le CESE a fait énormément d’innovations dans le bon sens. Celle qui m’a le plus marqué depuis que je suis là avec la nomination de Mme Aminata Touré c’est la modification du  règlement intérieur qui a permis d’introduire la notion des intersessions.  Vous savez, traditionnellement le CESE travaille sur la base des sessions statutaires. C’est des sessions ordinaires et  extra ordinaires telles que prévues par la loi. Mais quand la Présidente Aminata Touré est venue, sa préoccupation majeure était d’augmenter le volume de travail de l’institution conformément aux orientations du chef de l’Etat. Cela pour  faire du CESE une institution fast track.
Visible parce que l’opinion sénégalaise devait savoir ce que l’institution fait et se l’approprie. L’institution doit aussi être utile aux populations et aux décideurs. De ce point de vue, je pense que la présidente, en proposant de modifier le règlement intérieur pour introduire la notion d’intersessions, a considérablement augmenté le volume de travail des conseillers. Aujourd’hui entre les plénières, les travaux de commission, les travaux de commission technique, le travail de terrain et les intersessions, je dois dire que les conseillers abattent un travail plus important. Il me parait important aujourd’hui que cela soit un élément d’appréciation assez bon. 
La deuxième chose que moi j’apporterai en tant que membre de l’institution comme innovation majeure et positive est l’implication de l’expertise nationale au niveau des travaux de commissions et de plénières.   D’habitude il y avait peut-être des auditions au niveau des conseils qui intéressaient l’Etat, les ministres qui passaient. Aujourd’hui, en plus des auditions faites pour l’exécutif, Mme Touré a introduit cette notion d’inclusivité  des sénégalais de tout bord mais qui ont une expertise avérée sur certaines questions et qui participent directement aux débats du conseil en donnant leur opinion. Je dois également dire que le travail sur le terrain a augmenté. Aujourd’hui, ce ne sont plus les réunions de bureau exclusivement, mais les conseillers descendent sur le terrain pour discuter avec les acteurs, prennent leur point de vue et l’intègrent dans les différents avis à donner au président. Toujours dans le registre des bonnes innovations, il faut saluer la mise en place d’une direction du partenariat. Cette direction qui traditionnellement s’occupait de relations avec les institutions similaires dans le monde est aujourd’hui plus agressive dans la conquête de nouveaux espaces d’expression, d’écoute, de collaboration et de partage. En témoigne le concept  JOKKO AK CESE qui offre à notre institution d’avoir un contact soutenu avec les partenaires au développement, avec les associations de développement et autres structures à même d’apporter une valeur ajoutée au travail du CESE Donc je pense en peu de temps à la tête du CESE, la présidente à apporter de grandes innovations qui sont assez visibles. Et même dans le choix des thèmes, le conseil est devenu plus proche des populations. 
La présidente Aminata Touré a ouvert sa mandature avec une session consacrée à la violence faite aux femmes. Ce thème a été débattu en long et en large par beaucoup d’experts et des gens de l’environnement immédiat. Je profite d’ailleurs de votre page pour féliciter et remercier le président qui a proposé une loi pour criminaliser le viol. 
A la suite de cette session d’une grande importance la présidente a également engagé le débat sur la citoyenneté et le civisme qui aujourd’hui est une question centrale au Sénégal parce que 90%  de nos problèmes viennent des comportements individuels. Le conseil a pris en charge cette question en amont et en aval. Je pense que de ce point de vue aussi il est heureux de constater que sur beaucoup de questions d’actualités le conseil est très  proche des populations.
 
Et malgré ces différentes performances que vous venez de lister, Mme Aminata Touré subit des attaques de tous bords. Selon vous qu’est-ce qui justifie cela ?
 
Quand j’entends certaines personnes s’attaquer à la présidente du CESE, ça me fait rigoler parce que c’est des attaques sans raisons, sans fondement. On ne peut pas l’attaquer sur le travail qu’elle est en train de faire qui est bien apprécié par le président de la République, par l’opinion et par ses collaborateurs. On ne peut pas l’attaquer sur la gestion parce que jusqu’à présent elle est imbattable sur ce point. On ne l’a pas attaqué sur son comportement en tant que citoyenne et militante. Donc c’est sur des questions absurdes qu’on l’attaque. Alors nous avons fait le choix de ne pas commenter les délations, calomnies et autres discours mensongers. C’est des discussions pour petits esprits.
Je témoigne que Mme Touré est une personnalité très forte, très ouverte d’esprit. Elle est très loyale et très engagée. Ce sont des personnes qui ne la connaissent pas qui l’attaquent. Nous savons aussi que c’est des attaques commanditées par des adversaires politiques qui n’ont pas le courage d’afficher leur adversité. Heureusement Mme Touré est une grande démocrate qui croit à la bataille des idées. Avec elle, on est sur le terrain de l’engagement, du militantisme et du portage des bonnes causes. On est aussi dans la promotion des réalisations du président Macky Sall et de la consolidation de son mandat. Et c’est dans ça qu’elle nous a invité. 
 
Quelle appréciation faites-vous sur le Cleaning Day ?
 
Je dois encore me féliciter de cette belle initiative du président Macky Sall encore que le Cleaning day est une tradition sénégalaise appelée « Set Setal » mais qui n’était pas structurée. Que le président l’ait pris en charge donne une nouvelle dimension à cette activité citoyenne. C’est ça qui est important, cela donne au concept une nouvelle vie. C’est en ça que le cleaning day du président Macky Sall a son sens. Et je pense qu’en descendant sur le terrain, le président Macky Sall veut donner un signal qu’il faut comprendre. Non pas qu’il faut balayer une fois par mois, ça n’a pas de sens. Balayer c’est tous les jours, la propreté c’est au quotidien. Mais nous devons comprendre que le jour choisi par le président Macky Sall est un jour symbolique porteur de communication pour que les populations puissent comprendre le concept et qu’elles puissent se l’approprier. Cela participe aussi un peu  à l’animation de la vie Citoyenne. Il faut comprendre qu’aujourd’hui le Sénégal est entré dans une phase où l’environnement est un élément important de notre développement. De ce point de vue, soigner l’environnement, bien le traiter et nettoyer deviennent des impératifs citoyens.
 Un enjeu pour tout le monde ( y compris l’opposition d’ailleurs qui voit le mal partout ). C’est en ce sens qu’aujourd’hui le cleaning day doit devenir une tradition de tous les premiers samedis du mois.  Et je pense qu’il faut aussi travailler à ce que les populations s’approprient cette activité citoyenne. Il faut aussi l’évaluer pour voir comment l’encadrer et l’améliorer afin d’avoir les résultats attendus. Je pense enfin que c’est une réponse positive par rapport aux thèmes que nous avons développés portant sur la citoyenneté et le civisme. 
 
Quelque chose à ajouter ?
Je me félicite de l’initiative que vous avez prise de m’interroger. Je suis de Diourbel où je suis plus actif. Je voudrais dire que nous sommes dans un parti structuré malgré les soubresauts, malgré les difficultés internes.  Mais j’invite les camarades à plus de sérénité,  à plus de calme, plus d’engagement et à plus de loyauté. La loyauté, ce n’est pas par rapport aux ambitions personnelles mais par rapport à la ligne du parti. Le président Macky Sall est un homme d’une extrême sérénité, d’une extrême clairvoyance.  Donc nous les militants nous devons l’aider à accomplir sa mission dans le calme. C’est vrai que les batailles de positionnement ne manqueront pas. Mais nous sommes dans le temps d’accompagner un homme ambitieux pour son pays. A bonne date les gens pourront voir chacun ce qu’il veut faire. Pour le moment nous devons tous rester unis derrière le président  Macky Sall pour l’aider à réussir son mandat.
 Par M.S