Le chef de mission du fonds monétaire international Michel Lazare annonce la conclusion d’un accord de principe avec le Sénégal au titre de la 7ème revue de l’instrument de soutien à la politique économique


Le chef de mission du Fonds Monétaire International Michel Lazare a tenu une conférence de presse en présence de Cemile Sancak, représentante résidente de l’institution financière internationale ce mercredi 31 octobre 2018.

Michel Lazare qui dirige la délégation du FMI qui séjourne à Dakar est revenu sur 3 principes points notamment dans le cadre de la revue du programme économique et financier du Sénégal appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique(ISPE) : la croissance qui devrait se situer au-dessus de 6% en 2018 pour la cinquième année consécutive, tandis que l’inflation reste faible.

Le second point est la mise en œuvre du programme au premier semestre de 2018 qui a été globalement satisfaisante, mais la réalisation des cibles budgétaires à fin décembre nécessitera des efforts importants étant donné la moins-value importante constaté sur les recettes intérieures à fin septembre 2018 et le dernier point selon le communiqué de presse s’avère être la loi de finances 2019 conforme à l’objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB fixé à l’échelle de l’UEMOA ,mais la réalisation de cet objectif constituera un défi.

A l’issue de sa visite, Michel Lazare précise que s’agissant de la croissance, cela devrait rester vigoureux en 2018 et devrait dépasser 6% pour la cinquième année consécutive portée par l’investissement public et privé. Il renseigne que la croissance est forte dans les secteurs de la construction et des services, mais cela a été freinée, dans le secteur agricole par une pluviométrie tardive. L’inflation sur la période de 12 mois prenant fin en septembre était inférieure à 1% et devrait rester faible pour le reste de l’année 2018.Concernant la mise en œuvre du programme au premier semestre de 2018,le chef de mission du FMI soutient que cela a été globalement satisfaisante avant d’en rajouter que si la plupart des objectifs quantitatifs ont été atteints à fin juin, l’objectif fixé pour le déficit budgétaire a été réalisé en partie grâce à l’exécution plus lente que prévu des dépenses publiques pour compenser la moins-value importante constaté sur les recettes intérieures.

Michel Lazarea aussi fait le point sur le projet de loi des finances 2019 qui cadre avec l’objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB fixé à l’échelle de l’UEMOA.Cependant,l’atteinte de cet objectif représente un défi étant donné la faiblesse récente des recettes et l’incidence négative de la persistance des prix mondiaux élevés du pétrole sur les finances publiques. Sur la question de l’endettement au Sénégal, Michel Lazare affirme que même si c’est vrai que l’endettement du Sénégal comme aussi celui beaucoup de pays africains s’est accrue ses derniers années ,il précise que des analyses sont faites pour la viabilité des dettes : « nous faisons des analyses pour la viabilité des dettes et la dernière date d’1 an fait sous l’objet de publication sur le site de FMI en janvier 2018.Nous jugeons les risques à travers 3 classifications faible, modéré ou élevé. Le risque était jugé faible mais disons dans la frontière du coté modéré et pour être honnête avec vous, nous avons refaits ses travaux durant la mission, mais nous n’avons pas complètement terminé. »Il poursuit « c’est la confrontation de nos chiffres sur la banque mondiale et il y’a eu un rewriting commun entre le FMI et la banque mondiale. En grosso modo, la première impression c’est que le risque reste proche dans la frontière entre faible et modéré.

On est loin et encore très loin du risque élevé. »Quant à la éventuelle suggestion à la monnaie propre de nos continents, ce dernier n’a pas voulu s’accentuer là-dessus et dit ne pas avoir de position par rapport à cela avant de pester que c’est au pays de choisir et pas le FMI. Mais en tant qu’économiste, il dit : « je crois qu’il est important de créer une certaine homogénéité du pays qui appartient à une zone monétaire et qu’on évite une situation dans lequel on a des pays qui rajouteraient de façon très différentes un choc extérieur. »Sur le plan des recettes budgétaires que nécessite le Sénégal, il estime que les recettes constatées en fin septembre 2018 sont sensiblement inférieurs à ce qui est attendu dans le projet de loi de la finance rectificative dressé par le parlement et les estimations montrent un manque d’un peu plus de 100 milliards de FCFA de recette et moins-value parce qui est attendu. Il ajoute : « pour atteindre l’objectif budgétaire que s’est fixé le gouvernement, il y va de réduire les dépenses sur les derniers mois. »A propos du pétrole, il renseigne que les prix des pétroles importés brut raffinage ont beaucoup augmenté durant ses 12 derniers mois « nous sommes passés de 40 dollars par baril à 75 dollars par baril, ce qui constitue une très forte augmentation, mais les prix de détails n’ont pas augmenté, y’a maintenant des prix de détails qui permettra de découvrir l’ensemble des couts.

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