Le chef de la junte au Niger, Abdourahamane Tiani, a annoncé une période de transition de trois ans avant un retour à l’ordre constitutionnel. Il a précisé que leur objectif n’était pas de confisquer le pouvoir et a invité les partis politiques à présenter leur vision de la transition dans les 30 jours.
Cependant, cette déclaration du général Tiani est vue comme un non-événement par la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Le commissaire à la Sécurité de l’organisation, Abdel-Fatau Musah, a clairement exprimé que la CEDEAO n’accepte plus aucune transition prolongée dans la région. Il a insisté sur le fait que les militaires au pouvoir devraient rapidement rendre le pouvoir aux civils pour se concentrer sur leur responsabilité première, qui est de défendre l’intégrité territoriale du Niger.
La CEDEAO a déjà mis en alerte sa force militaire en préparation pour une intervention. Toutefois, elle attend l’approbation des dirigeants ouest-africains pour intervenir à Niamey et évincer les putschistes.
En résumé, le chef de la junte au Niger annonce une transition de trois ans, mais la CEDEAO rejette l’idée de toute transition prolongée et appelle à un transfert rapide du pouvoir aux civils. L’organisation régionale est prête à intervenir militairement si nécessaire pour rétablir l’ordre constitutionnel.