EXTRAIT DU DISCOURS DU MINISTRE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, DU DÉVELOPPEMENT ET DE L’AMÉNAGEMENT DES TERRITOIRES LORS DU LANCEMENT DE LA STRATÉGIE NATIONALE DE L’ÉTAT CIVIL.


 

Je voudrais, tout d’abord, au nom de Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République, et de l’ensemble du Gouvernement, vous remercier d’avoir bien voulu répondre, une fois de plus, à notre invitation pour participer au présent atelier de lancement de l’évaluation complète des systèmes d’enregistrement des faits et des statistiques d’état civil, qui s’inscrit dans le processus d’élaboration de la Stratégie nationale de l’état civil du Sénégal.

Votre présence massive témoigne de l’intérêt que vous portez à la gestion de l’état civil, érigé en priorité nationale par Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République mais également de votre engagement à accompagner le Gouvernement dans le cadre de la mise en place d’un cadre harmonisé des interventions des acteurs.

Mesdames et Messieurs, Chers participants,

La dernière fois que nous nous sommes réunis sur la question de l’état civil, c’était à l’occasion de l’installation du Comité de pilotage du Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’Etat civil et à la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique au Sénégal, financé par l’Union européenne, à hauteur de dix-huit (18) milliards de FCFA.

Ladite rencontre a été l’occasion, pour les acteurs de l’état civil, de s’accorder sur :

– l’urgence d’avoir une identité biométrique nationale unique ;
– l’importance d’asseoir une approche inclusive pour une mobilisation soutenue de l’ensemble des parties prenantes ;
– la nécessité de renforcer la coordination et l’harmonisation des interventions pour une sécurisation des données ;
– la nécessité d’avoir un maillage du territoire national ;
– l’importance de disposer de ressources humaines compétentes en la matière ;
– l’impératif d’avoir une stratégie nationale coordonnée et bien pensée tout en mettant à profit les expériences concluantes en matière de gestion des faits d’état civil.

C’est tout le sens de la rencontre, qui nous réunit aujourd’hui, consacrée au lancement du processus d’évaluation complète des systèmes d’enregistrement des faits et des statistiques d’état civil dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale de l’état civil du Sénégal.

Mesdames et Messieurs, Chers participants,

Comme vous le savez, les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil de la plupart des pays d’Afrique ne répondent pas aux normes internationales fixées en termes d’inscription continue, permanente et obligatoire des événements d’état civil. Les taux d’enregistrement demeurent faibles et la qualité des statistiques de l’état civil constitue une équation majeure.

Cela a conduit à des dysfonctionnements en matière de gestion des systèmes d’état civil mais également à l’indisponibilité de données réelles sur la population.

Or, dans le contexte actuel de crise mondiale, il est plus que nécessaire de disposer d’un mécanisme de transfert réel des informations pour faciliter la mise en place de stratégies et politiques publiques adaptées aux besoins de la population, à l’image du nouveau Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes mis en place par Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République.

C’est pourquoi, j’invite l’ensemble des parties prenantes, ici présentes, à mutualiser leurs efforts et à veiller à une nécessaire coordination des actions pour aboutir à une stratégie unique nationale, qui devra permettre de standardiser le système en tenant compte des exigences d’une bonne gestion de l’état civil.

Son opérationnalisation requiert l’évaluation complète des systèmes existants pour une meilleure identification de leurs forces et faiblesses, mais aussi des causes profondes et sous-jacentes à la non déclaration des évènements vitaux par les populations.

Cette évaluation du système, qui s’inscrit en droite ligne aux standards africains, intègre la mise en œuvre d’activités comme la cartographie des processus d’enregistrement de chaque fait d’état civil afin d’en déterminer les goulots d’étranglement, et la prise en compte des difficultés liées à la mise en œuvre des interventions de chaque partie prenante.

Mesdames et Messieurs, Chers participants,

Je me réjouis, par ailleurs, que le Sénégal fasse partie des treize (13) pays africains pilotes du Programme des Nations unies sur l’identité juridique coordonné par un Groupe d’experts.

Ce choix, motivé par les nombreux efforts consentis en la matière par l’Etat du Sénégal, devra lui permettre de fournir une identité juridique à plus de trois cent (300) millions de personnes d’ici 2025 en Afrique.

Dès lors, je vous invite à maintenir cette dynamique pour produire au terme du processus un document de référence pour tous les pays africains.

Je ne saurais terminer mes propos, sans remercier tous ceux qui, à côté de la Direction de l’Etat civil, participent activement à l’atteinte de cet objectif commun de disposer d’une identité biométrique nationale unique et d’un cadre harmonisé des interventions qu’est la stratégie nationale.

Je veux nommer, les membres du comité de pilotage et du comité technique de base, les associations d’élus locaux, l’Union Européenne, l’UNICEF, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), ainsi que l’ensemble des partenaires au développement.

Sur ces mots, Je souhaite plein succès à nos travaux et déclare ouvert, « l’atelier de lancement de l’évaluation complète des systèmes d’enregistrement des faits et des statistiques d’état civil dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale de l’état civil du Sénégal ».

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