Par Alpha Ousmane Ndiaye
À l’approche de la Tabaski 2026, un Comité régional de développement (CRD) s’est tenu à Diourbel sous la présidence du gouverneur, afin d’évaluer les dispositions prises pour assurer un approvisionnement adéquat en moutons.

Lors de cette rencontre, la directrice régionale de l’élevage et des productions animales, le Dr Mame Diarra Ndiaye, a indiqué que les besoins de la région sont estimés à 120 000 têtes de moutons pour la prochaine fête. Elle a présenté le dispositif mis en place pour garantir un bon ravitaillement du marché.
Les services départementaux de l’élevage de Diourbel, Bambey et Mbacké ont, tour à tour, assuré avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour répondre à la demande. Toutefois, plusieurs défis persistent.
Parmi les principales préoccupations évoquées figure la cherté de l’aliment de bétail. « Aujourd’hui, le sac de fane d’arachide coûte plus de 7 000 francs CFA. Dans ces conditions, les prix des moutons vont naturellement augmenter », a expliqué la directrice régionale.
Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité pour lutter contre le vol de bétail, un phénomène qui tend à décourager certains éleveurs, particulièrement en période de Tabaski.
Au terme des échanges, plusieurs mesures ont été recommandées pour une préparation optimale de l’événement. L’adjoint au gouverneur chargé du développement a notamment instruit les préfets des départements de Diourbel, Bambey et Mbacké d’identifier des points de vente officiels. Les collectivités locales sont également invitées à aménager ces espaces afin d’améliorer les conditions de commercialisation.
Par ailleurs, la construction d’un foirail moderne à Bambey a été fortement recommandée. Les éleveurs de la localité ont plaidé en faveur d’infrastructures adéquates. Selon Omar Sène, président du foirail, les conditions actuelles sont précaires : « Il n’y a ni eau, ni toilettes, et l’éclairage fait défaut. Nous demandons la construction d’un foirail moderne à Bambey, qui accueille des éleveurs de toute la sous-région. »
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’anticipation visant à assurer une Tabaski 2026 bien organisée, malgré les contraintes du secteur de l’élevage.